Le poids de la ville de Yaoundé sur l’économie camerounaise est bien consistant. En effet, une récente étude réalisée par la mairie de Yaoundé avec le soutien de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, indique pour l’heure que Yaoundé représente environ 15% de la consommation annuelle du Cameroun.
Les résultats de l’étude publiés le 14 décembre 2022 par le Conseil municipal montre clairement que la capitale camerounaise, Yaoundé représentait au moins 15 % de l’économie camerounaise de 2013 à 2020. Et qu’en outre, la ville a maintenu un taux de croissance annuel moyen de 2,3 % au cours de la même période.
Le secteur des services représentait la plus grande part – en moyenne 34 % – du PIB de Yaoundé depuis 2014, tandis que le secteur informel a contribué à hauteur de 16 % à l’économie de la ville. Dans le même temps, la contribution du secteur industriel est restée relativement faible.
Reconnaissant les défis économiques, le rapport recommande aux autorités de la ville de mettre en place des politiques incitatives pour développer ses industries et réduire l’activité informelle, ce qui augmenterait les recettes fiscales, la concurrence loyale et la productivité.
L’étude innove en quantifiant les contributions annuelles de Yaoundé à l’économie camerounaise. Les résultats contribueront à une nouvelle directive régionale sur l’estimation du PIB des villes, actuellement en cours d’élaboration par la CEA, qui s’appuie sur les enseignements tirés de Yaoundé et d’autres villes pilotes en Afrique.
Une fois publiée au début de cette année 2022, la directive servira d’outil de renforcement des capacités et de manuel d’instructions pour les gouvernements locaux et nationaux afin de mesurer et de surveiller régulièrement la contribution de leurs villes à leurs économies nationales.
Les gouvernements locaux pourront également utiliser les données au niveau de la ville pour éclairer la planification urbaine, l’élaboration des politiques économiques et les décisions d’investissement.
Lors de la présentation de l’étude, les responsables des administrations locales, des spécialistes des comptes nationaux, des experts en données et des praticiens de l’urbanisation ont approuvé ses conclusions et examiné la méthodologie appliquée.


















