En dépit de la mise en œuvre du processus de diversification de l’économie, les comptes publics demeurent intimement liés au secteur pétrolier. Le constat est établi par la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface). Dans sa récente analyse de l’économie gabonaise, l’assureur français fait savoir que les confortables redevances générées par les prix élevés du pétrole, une meilleure mobilisation des recettes non-pétrolières et la maîtrise des dépenses courantes permettront de conserver l’excédent budgétaire, apparu en 2022, en 2023.
Cette amélioration fait suite à une situation de fort endettement public ayant conduit le Gabon à conclure en 2021 avec le Fonds monétaire international (FMI) un programme triennal d’assainissement budgétaire assorti d’une facilité élargie de crédit d’un montant d’environ 553 millions d’USD, avise-t-il.
Néanmoins, bénéficiant actuellement des redevances élevées des industries extractives, et avec les élections présidentielles en 2023, le gouvernement devrait reporter toutes réformes significatives. Nonobstant, après avoir explosé en 2020, la dette publique, majoritairement extérieure (60 % du total) et détenue par des créanciers multilatéraux (principalement le FMI et la Banque mondiale) et bilatéraux (France, Chine…), devrait poursuivre sa trajectoire descendante dans un contexte déficitaire bénin, poursuit l’institution française.
Qui révèle par ailleurs que l’excédent commercial et le solde courant évoluent surtout en fonction des prix du pétrole. En outre, l’essor des recettes pétrolières a accru l’excédent commercial et permis de dégager un excédent courant en 2022, l’emportant sur le renchérissement des importations alimentaires et l’augmentation des rapatriements de leurs bénéfices par les sociétés étrangères, alors que le déficit des services persistait,
Au demeurant, souligne l’assureur français, le tassement des recettes pétrolières devrait provoquer l’effet inverse en 2023, malgré l’assagissement des importations et des rapatriements de bénéfices, ainsi que la progression des recettes tirées du bois et du manganèse. Et plus de peur que de mal, ce déficit sera aisément financé par les Investissements directs étrangers (IDE), conclut-il.



















