La fin de la mission diplomatique de Robert Masumbuko au Gabon, en qualité de représentant – résident de la Banque africaine de développement (BAD), donne l’occasion de revenir sur les différents appuis financier DE cette banque panafricaine pour le développent du Gabon? au cours de la dernière décennie.
Deux Documents de stratégie pays (DSP) ont été scrutés : DSP 2011-2015 et DSP 2016-2020. La mise en œuvre de ces stratégies représente un portefeuille global de 1093,65 millions d’unités de compte (MUC), composé de 22 projets nationaux d’un montant total de 1004,9 MUC, huit projets multinationaux (88,7 MUC) ainsi que quatre autres projets approuvés avant 2011, mais dont l’exécution s’est poursuivie au cours de la période sous revue.
Les interventions portent sur sept secteurs d’activités : gouvernance ; agriculture ; eau et assainissement ; transport ; environnement ; et social ; et communication.
L’évaluation des deux DSP illustre que l’efficacité de l’appui de la Banque au Gabon durant la période sous revue, a été jugée globalement satisfaisante. En effet, la faible réalisation du programme indicatif de prêts du DSP 2011- 2015, a fait place à une redynamisation de la coopération entre 2016 et 2020.
Les produits attendus ont été livrés dans la plupart des secteurs d’intervention (hormis l’énergie), même s’ils n’ont pas systématiquement débouché sur les effets et impacts escomptés.
Dans le domaine des infrastructures par exemple, l’appui de la Banque a permis de renforcer les infrastructures routières et portuaires. Grâce au PR-1, la Banque a soutenu l’aménagement de 245,6 km de routes sur trois tronçons.
Ces aménagements ont entraîné une réduction des coûts d’exploitation des véhicules jusqu’à 35 % (Rapport d’achèvement de projet – RAP du PR-1 ; 2014). Des transporteurs et usagers des routes ont confirmé la réduction du temps de parcours de moitié et une intensification des échanges.
Le volume des trafics routiers, après la mise en service des tronçons réaménagés du PR-1 en 2013, a augmenté de 30% et 13% sur les axes Fougamou-Mouila et Ndendé-Lébamba respectivement.
A travers les infrastructures connexes réalisées (écoles, dispensaires, forages…), le projet a également amélioré l’attractivité des zones rurales d’interventions et contribué à l’accès de la population aux services de base (éducation, santé etc.).
Pour ce qui concerne le port GSEZ, l’ensemble des travaux d’extension du quai (380 m) et de dragage sont achevés ainsi que les installations de stockage.
Le terminal est opérationnel, mais sur le long terme, les effets de ce projet pourraient être obérés par le fait que le dragage n’a pas encore atteint la profondeur de 14 mètres pour le terminal. Cela, afin de permettre l’accostage de bateaux de plus grande taille. Aussi, la Covid-19 et son impact négatif sur les chiffres d’affaires du Groupe Olam présentent un risque pour l’atteinte des résultats visés.



















