A l’occasion de cet exercice, Alain-Claude Bilie-By-Nze s’est félicité du contexte économique que vient de traverser le pays. En effet, en dépit d’un contexte international plutôt défavorable, l’économie gabonaise a été résiliente, s’est-il réjouit. Avant de souligner que l’activité économique nationale s’est accélérée, atteignant un taux de croissance réelle du PIB estimée à 3%, alors qu’il n’était que de 1,5% en 2021.
« Cette hausse est la résultante de l’accélération des réformes stratégiques initiées depuis 2021, dont l’objectif principal est de diversifier les sources de création de richesses dans notre pays et ainsi renforcer la résilience de notre économie », a indiqué Alain-Claude Bilie-By-Nze.
Et d’ajouter, « La stratégie mise en œuvre s’appuie donc sur deux piliers : l’accélération des réformes économiques d’une part, et d’autre part, la réalisation de projets structurants avec une implication croissante du secteur privé ».
Raison pour laquelle, « A court terme, malgré les incertitudes macroéconomiques affichées sur le plan international, le Gouvernement reste déterminé à concrétiser les objectifs fixés par le Plan d’Accélération de la Transformation ».
Pour le locataire de l’Immeuble du 2 décembre, siège de la Primature, « les perspectives macroéconomiques demeurent optimistes. L’activité économique devrait se consolider en 2023 avec un taux de croissance de 3,1%, soutenu par le renforcement des activités hors pétrole »
Pour assurer une bonne gestion des ressources publiques disponibles, il a préconisé la poursuite du renforcement du contrôle des dépenses et ainsi que de l’amélioration de la rationalité des dépenses publiques.
A ce titre, la maîtrise des dépenses publiques s’articulera autour de 4 axes selon lui. Il s’agit en premier lieu de la poursuite des réformes visant à contenir la masse salariale sur la période 2020 – 2023, conformément aux engagements pris. Ensuite il s’agira de la systématisation de la mise en concurrence et le renforcement des marchés publics, pour lutter contre la corruption, la surfacturation et assurer ainsi à l’Etat la fourniture de biens et services dans les limites budgétaires fixées par la loi des finances.
En troisième lieu, l’accent sera mis sur l’optimisation de la gestion du patrimoine immobilier de l’Etat. Tandis que le quatrième et dernier axe portera sur le renforcement du pilotage et du contrôle des services publics personnalisés afin de contenir les dépenses de subventions conformément aux objectifs du PAT.
Outre la maîtrise des dépenses, Alain-Claude Bilie-By-Nze a également préconisé l’améliorer de l’exécution des dépenses d’investissement. Un objectif, selon lui, qui nécessite avant tout, le renforcement du cadre institutionnel à travers une réglementation qui obligerait à ne retenir, pour prise en charge par le budget de l’Etat, que des projets ayant fait l’objet d’études, première condition d’une exécution réussie.
Au demeurant, le PM a indiqué que son gouvernement renforcera les mécanismes de collecte des recettes tout en s’attelant à une gestion pluriannuelle des projets d’investissements publics, par le recours à une programmation triennale. Et en même temps, ils maintiendront également le dialogue avec les partenaires multilatéraux à qui seront présenter les axes majeurs de l’orientation sociale à donner à l’action publique.



















