Au Gabon, le niveau de la dette publique est actuellement sur une tendance baissière. Selon les récents indicateurs fournis par la Direction général du Trésor en France, ses perspectives s’annoncent favorables et rassurantes. En effet, après avoir atteint 77,4% du PIB en 2020, compte tenu de la chute de l’activité, la dette publique retrouverait son niveau pré-crise dès 2021 à 74,7% avant de décliner progressivement à 56,7% d’ici 2026. Grâce à l’assainissement budgétaire et à la reprise économique, elle s’est réduite en 2022, représentant 52 % du PIB.
Pour l’heure, les services du FMI considèrent que la dette publique reste soutenable mais à un niveau élevé de risques, au regard, notamment, de l’accumulation de nouveaux arriérés. L’inclusion de nouveaux stocks d’arriérés intérieurs (organismes sociaux, période 2018/2019) a en effet renforcé la pression sur la capacité de remboursement du pays.
Pour leur part, les autorités ont fixé le cap en ce qui concerne la stratégie d’endettement du pays. Cela, en fixant le plafond des nouveaux emprunts et les tirages prévisionnels pour la période 2023-2025. Ainsi, les nouveaux emprunts sur la période seront principalement semi- concessionnels à taux d’intérêt fixe conformément aux orientations stratégiques. Ces nouveaux engagements s’élèveront à1378,0 milliards FCFA sur la période 2023-2025, soit 628,0 milliards FCFA d’emprunts extérieurs et 750,0 milliards FCFA en ce qui concerne les emprunts intérieurs.
En 2023, le plafond des nouveaux prêts sera de 877,5 milliards FCFA. Il s’agit de 427,5 milliards FCFA d’emprunts extérieurs et 450,0 milliards FCFA d’engagements intérieurs, soit respectivement 48,7% et 51,3% du total des nouveaux engagements. La dette intérieure se composera des Obligations du trésor et les Obligations du trésor assimilables
En 2024, le plafond des nouveaux prêts sera de 250,0 milliards FCFA dont 100,0 milliards FCFA d’emprunts extérieurs et 150,0 milliards FCFA d’engagements intérieurs, pour respectivement 40,0% et 60,0% du total des nouveaux engagements. Les emprunts extérieurs seront essentiellement semi-concessionnels. La dette intérieure pour sa part, sera constituée des obligations du trésor et les obligations du trésor assimilables. Par contre, en 2025, la structure des nouveaux engagements sera identique à celle de 2024.
Sur la période 2023-2025, le plafond des nouveaux emprunts s’établira en moyenne à 459,2 milliards FCFA, dont 209,2 milliards FCFA d’engagements extérieurs et 250,0 milliards FCFA d’engagements intérieurs.




















