Le partenariat multilatéral entre le Gabon et la Banque mondiale semble jouir d’une d’excellente qualité. Actuellement, l’institution de Breton Woods apporte son appui au programme de diversification de l’économie et le renforcement du capital humain. Des priorités pour lesquelles, les autorités ont adopté une série de mesures visant à promouvoir un développement vert et résilient, et améliorer le climat des affaires.
L’appui du Groupe de la Banque mondiale à ces réformes se présente sous plusieurs formes. D’abord, par son guichet de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), auquel le pays est éligible. Il est destiné aux pays à revenu intermédiaire et aux pays pauvres solvables.
Dans le cadre de sa coopération avec le Gabon, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé le nouveau Cadre de Partenariat Pays (CPP) pour le Gabon le 22 novembre 2022. Il couvrira les exercices 2023 à 2027. Ce nouveau CPP accompagnera la transition du pays vers une croissance économique durable et inclusive. Ce cadre contribuera à deux résultats de niveau supérieur : une plus grande résilience des ménages et une création d’emplois dans le secteur privé non-pétrolier.
Le nouveau cadre s’appuie aussi sur la stratégie de développement du Gabon, le Plan d’accélération de la transformation (PAT), et la Stratégie régionale de la Banque mondiale. Cet engagement très sélectif cible les secteurs suivants :
Un système de prestation de services publics solide
Le Gabon a accompli des progrès considérables en matière de transformation numérique et de connectivité haut-débit. Pour améliorer la fourniture de services, la Banque mondiale appuiera la numérisation de services publics essentiels à travers le projet Gabon digital. L’objectif est d’offrir des services publics plus efficaces et de meilleure qualité et d’améliorer la responsabilisation et la transparence du secteur public
Des services sociaux plus accessibles
Des investissements supplémentaires sont engagés pour renforcer l’accès à l’électricité, à l’eau et l’assainissement dans les quartiers mal desservis, et pour étendre la protection sociale aux plus vulnérables. Il s’agit aussi de mettre en œuvre des systèmes de filets sociaux bien conçus et ciblés pour réduire le chômage et accroître la productivité du travail.
Des infrastructures urbaines plus résilientes
Avec un taux d’urbanisation parmi les plus élevés d’Afrique, le Gabon doit promouvoir un développement urbain intégré. Cela implique une meilleure planification urbaine, des routes et des transports locaux améliorés, ainsi qu’un accès élargi à des infrastructures plus vertes et plus résilientes dans les quartiers mal desservis.
Des investissements privés accrus dans les secteurs non pétroliers
Pour diversifier l’économie et améliorer le climat d’investissement, la Banque mondiale, aux côtés d’IFC (la Société financière internationale) et de MIGA (l’Agence multilatérale de garantie des investissements), va promouvoir l’emploi bleu et vert dans des secteurs clés tels que la pêche, la foresterie, et l’écotourisme. Cela implique notamment l’appui renouvelé au projet hydroélectrique de Kinguele Aval et la mise à niveau du réseau ferré Transgabonais.
En clair, le portefeuille de la Banque mondiale au Gabon compte actuellement 6 projets en cours prévus dans le précédent CPP, représentant un engagement total de 318,62 millions de dollars dans différents secteurs de développement dont l’énergie et les industries extractives, l’éducation, la pauvreté et l’équité ainsi que la santé.



















