Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso vient de prendre une circulaire qui précise les orientations générales de la politique budgétaire définies dans le cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2023-2025. Elle fixe les dispositions pratiques relatives à l’élaboration du projet de loi de finances pour l’année 2023.
Selon les termes de cette circulaire, le projet de budget de l’Etat exercice 2023 s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2022-2026, une traduction en actions du programme de société du président de la République, dénommé « Ensemble, poursuivons la marche ».
Il s’appuie également sur le programme économique et financier conclu avec le FMI le 21 Janvier 2022 au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que sur le programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (PREF-CEMAC).
La préparation de ce projet budget intervient dans un environnement économique international incertain, marqué par des crises multiformes
Pour ce faire, le gouvernement s’est engé à maintenir l’équilibre entre, d’une part, le soutien à une reprise économique encore fragile et, d’autre part, la sauvegarde de la viabilité de la dette, tout en cherchant à maintenir une situation financière globale stable de manière à renforcer l’action gouvernementale à travers le plan national de développement et les différents programmes sectoriels.
Ainsi, de manière spécifique, un accent devra être mis sur l’amélioration significative des marges de manœuvre budgétaires, en vue d’assurer un financement équilibré des actions du Plan National de Développement (PND) 2022-2026.
A cet effet, précise le chef du gouvernement, il devient impérieux d’améliorer substantiellement le niveau de recouvrement des recettes intérieures afin de renforcer les amortisseurs des chocs adverses, notamment les effets négatifs d’un éventuel prochain cycle de retournement de la conjoncture pétrolière.
Le plan hardi de recouvrement des recettes intérieures qui sera mis en œuvre en 2023 sera accompagné par une forte campagne de sensibilisation des citoyens et des agents économiques sur le civisme fiscal, un des socles de la solidarité nationale, du transfert intergénérationnel en faveur des jeunes et de la participation de toutes et de tous à l’effort de financement du développement économique et social du pays.
Le programme budgétaire pour l’exercice 2023 mettra également l’accent sur : la mise en œuvre efficace du plan de résilience pour faire face à la crise alimentaire liée aux effets du conflit entre la Russie et l’Ukraine ; la poursuite de la mise en œuvre du plan d’actions pour la réforme des finances publiques ; la mise en application des réformes structurelles pour l’amélioration de la gouvernance et de la transparence par le renforcement des mécanismes de lutte contre les antivaleurs et enfin, le maintien des équilibres macroéconomiques et budgétaires, et notamment le maintien de la viabilité de la dette.
Contexte macroéconomique d’élaboration du budget de l’Etat
Le budget de l’Etat, exercice 2023 se prépare dans un contexte international marqué par des fortes incertitudes, en raison de la persistance des obstacles principalement dans les chaines d’approvisionnement, des pressions inflationnistes accélérées par le conflit entre l’Ukraine et la Russie et de la probable résurgence de la pandémie de la COVID-19.
Sur le plan national, la croissance économique serait vigoureuse et s’établirait à 6 % en 2023, contre 2,6 % en 2022, portée par le frémissement à la hausse attendu dans le secteur pétrolier d’une part, et par la bonne tenue notamment du secteur agricole et forestier d’autre part.



















