Selon l’institution bancaire sous-régionale, cet agrégat a enregistré une variation positive pour le douzième mois d’affilé avec un cumul de plus de 1 367 milliards, alors que pareille dynamique mensuelle s’est rarement produite durant la dernière décennie.
La situation nette positive des transferts résultant de la hausse des cours du baril de pétrole brut et des efforts de rapatriement des recettes d’exportation justifie cette embellie. Par composante, les réserves de change sont constituées à 87,0 % des avoirs extérieurs à vue, à 6,6 % des avoirs auprès du FMI, à 3,8 % des avoirs en or et à 2,5 % des autres avoirs extérieurs en devises gérés par la Salle Des Marchés.
Dans le même temps, la BEAC observe également une forte augmentation de ses avoirs extérieurs nets de 39,2 % pour passer à 2 252,2 milliards de FCFA (3,43 milliards d’euros). Soit à un niveau inférieur à la cible fixée à 2 446,7 milliards de FCFA (3,73 milliards d’euros), avec le FMI pour la fin du deuxième semestre 2022.
Cette tendance a été confirmée par l’analyse des données journalières récentes. Lesquelles exhibent la poursuite de la remontée des avoirs extérieurs nets de la banque centrale à partir du mois d’avril 2022, pour atteindre 2 336,4 milliards de FCFA (3,56 milliards d’euros) au 20 septembre 2022.
Toutefois, à cette date, le niveau des avoirs extérieurs nets de la BEAC est encore inférieur à la cible convenue avec le FMI pour la fin décembre 2022, avec un écart de 110,3 milliards de FCFA.
Il importe enfin de savoir que cette hausse des avoirs extérieurs nets de la BEAC, s’explique essentiellement par la hausse des cours du pétrole brut et du gaz depuis le deuxième semestre 2021, nonobstant l’utilisation par les Etats des allocations de DTS et du crédit du FMI.



















