Cette évolution a été soutenue par l’accroissement de la liquidité injectée à travers les facteurs autonomes de liquidité bancaire (FALB), dont le solde net est passé de 1 522 milliards à 1 731 milliards sur la période (+14%). Cette dynamique s’explique principalement par le niveau des avoirs extérieurs nets dont la contribution à la progression du solde net des FALB est de 21 %.
En effet, les effets restrictifs induits par l’évolution des créances nettes sur les gouvernements et de la circulation fiduciaire n’ont pas totalement contrecarré les effets expansifs des avoirs extérieurs nets et des autres postes nets sur la liquidité bancaire.
Du fait de l’amélioration de la liquidité bancaire, l’encours moyen des avances de l’Institut d’émission aux contreparties du marché monétaire a baissé, pour revenir de 659,3 milliards en février 2022 à 625,5 milliards en avril 2022.
Ces concours sont constitués des avances au titre de l’opération principale d’injection de liquidité, dont l’encours moyen a reculé de 224,6 milliards à 157,3 milliards ; des concours accordés au titre des opérations de maturité longue descendus de 150 milliards à 109 milliards sur la période sus-revue ; de la facilité de prêt marginal dont le volume a progressé de 222,9 milliards à 301,6 milliards, notamment avec la suspension des contreparties en situation de dépendance au refinancement de la BEAC de l’opération principale d’injection de liquidité ; et des avances octroyées via le guichet spécial de refinancement, profitant principalement à la BDEAC qui a reculé, passant de 61,8 milliards en février 2022 à 57,6 milliards trois mois plus tard.
Le volume des réserves obligatoires à constituer par les assujettis a également augmenté de 25,6 milliards au cours de la période de référence pour s’établir à 862,2 milliards en avril 2022.
Pour ce même mois, l’encours moyen des réserves libres du système bancaire (1 139,8 milliards) a représenté 132,2 % des réserves requises contre 160,5 % un an auparavant. Cependant, le nombre d’établissements de crédit en déficit de constitution des réserves obligatoires est revenu de sept à quatre au cours des trois derniers mois.



















