Le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) s’est réuni en session extraordinaire le 21 juillet 2022 à Douala, sous la présidence d’Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget de la République Centrafricaine.
Parmi les nombreux points qui constituaient l’ordre du jour, figurait celui relatif à la cryptomonnaie. Sur ce dossier, le Comité ministériel a examiné les implications de la loi régissant cette devise en République centrafricaine sur l’architecture règlementaire de la Communauté en matière monétaire et financière.
Le Comité ministériel a ar ailleurs, relevé l’incompatibilité de certaines dispositions de cette loi avec les accords et conventions régissant l’Union monétaire de l’Afrique centrale. Laquelle incompatibilité se pose également avec les statuts de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).
Dans ce droit fil, le Comité ministériel a également pris acte du rapprochement fait par le gouvernement de la République centrafricaine auprès de la BEAC et des institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.
Tout en espérant qu’une solution préservant la compatibilité des dispositions nationales en la matière avec l’architecture institutionnelle et réglementaire de la communauté sera issue de cette démarche, le Comité ministériel a invité la BEAC à accélérer le processus d’élaboration d’un cadre normatif régissant les cryptoactifs dans la CEMAC. Avant de l’appeler à poursuivre les actions en faveur de l’inclusion financière et de la modernisation des infrastructures de paiement.



















