Pour atteindre leurs objectifs de croissance pour cette année 2025, les Etats de la CEMAC fondent leur espoir sur le secteur hors pétrole. Ce, d’autant que le secteur pétrolier, selon le Rapport de surveillance multilatérale, enregistrerait une contreperformance en 2025, avec une croissance de -1,7%, en relation notamment avec le ralentissement de la production de pétrole brut au Cameroun, au Gabon, en Guinée Equatoriale et au Tchad, même s’il devrait remonter à +1,9% en 2026.
En effet, s’agissant de la croissance du secteur hors pétrole, elle se consoliderait à 3,4% en 2025 et 3,6% en 2026, soutenu notamment par les performances de l’agriculture et le développement des infrastructures dans certains pays de la sous-région.
Par pays, au Cameroun, il devrait connaitre une croissance de 3,3% en 2025 et 3,6% en 2026, soutenue par trois facteurs. Le premier porte sur l’accélération de la mise en œuvre du Plan intégré d’import substitution agropastoral et halieutique (PIISAH). Lequel vise à renforcer l’offre de production de certaines spéculations agropastorales. Le deuxième est relatif à l’amélioration de l’offre d’énergie électrique avec notamment la mise en service du barrage de Nachtigal. Le troisième et dernier facteur porte sur les effets induits de la réalisation des grands projets publics et privés. Notamment sur l’accroissement de la demande dans certains secteurs tels que les BTP, l’agro-industrie et le transport.
En République centrafricaine, le secteur hors pétrole devrait poursuivre le dynamisme engagé en 2024, avec une croissance qui se consoliderait à 3,5% en 2025 et 4,1% en 2026. Cette évolution serait imputable aux performances dans l’agriculture d’exportation et les projets d’infrastructures. Cependant, ces perspectives pourraient être freinées par des défis persistants notamment les pénuries d’électricité.
Au Congo, le secteur maintiendrait son dynamisme retrouvé depuis 2021 avec une croissance de 3,6% en 2025 et 4,2% en 2026. L’évolution dans ce secteur bénéficierait de la bonne tenue de l’activité dans les branches agriculture, BTP, services financiers et services non marchands. La branche agriculture continuerait de tirer profit de la stratégie d’import-substitution, ainsi que de la poursuite de la mise en œuvre par le Gouvernement de la politique des Zones agricoles protégées.
Au Gabon, les perspectives du secteur hors pétrole en 2025 seraient favorables, avec une croissance qui devrait se maintenir à 3,0% et bondirait de 6,3% en 2026, en raison notamment du dynamisme qui serait observé dans les BTP, l’entrée en production de nouveau gisements de manganèse, l’agriculture et les services. Toutefois, cette évolution resterait tributaire de la concrétisation des investissements dans les projets de développement et de diversification de l’économie qui devraient stimuler l’activité.
En Guinée Equatoriale, après les performances observées dans le secteur non pétrolier en 2024, avec une croissance de 1,2%, l’activité économique non pétrolière se stabiliserait quelque peu en 2025 et 2026 respectivement à 0,1 % et 0,7%.
Enfin au Tchad, la croissance du secteur hors pétrole progresserait pour se hisser à 5,6% en 2025 et 2,1% en 2026. Cette tendance haussière serait portée notamment par la poursuite de la mise en place du plan de relance de CotonTchad SN par OLAM International, ainsi que la mise en place progressive des Zones économiques spéciales.



















