Quels sont les grands projets porteurs et les niches sectorielles émergentes ? comment, en pratique, développer son activité sur cette zone ? tels sont les principaux centres d’intérêts que va revêtir le premier Forum d’affaires pour l’Afrique centrale.
En effet, cette rencontre vise à apporter des éléments de réponse, à travers les présentations, témoignages, partage d’expérience, conseils et avertissements des intervenants présents.
Elle s’articulera autour de cinq panels. Le premier sera consacré aux perspectives économiques et climat des affaires en Afrique centrale, le deuxième portera sur les infrastructures et transport : la clé pour une intégration régionale avancée ? Tandis le troisième planchera sur la Tech et le numérique : le boom de la tech dans une région aux accès et infrastructures encore en développement. La santé, avec la relance des politiques publiques et développement des offres de soin privées et l’énergie avec le paradoxe régional entre industries extractives et énergies durables boucleront les débats.
Car, après un recul en 2020, une reprise positive de la croissance est attendue dans la zone en 2021 avec des taux de croissance variant de 2 à 4% en fonction des pays. Le dynamisme démographique de la région – plus de 45% de la population a moins de 15 ans – accompagnée par un fort mouvement d’urbanisation (allant jusqu’à 85% au Gabon), préfigurent de l’ampleur des besoins des pays à moyen terme en termes d’infrastructures, d’habitat, d’éducation ou encore de santé.
Si les contextes économiques varient d’un pays à l’autre, les Etats se rejoignent par des volontés politiques de diversification, de développement et de croissance qui se matérialisent par la réalisation de projets structurants dans les domaines des infrastructures, l’énergie, les transports, l’eau, de la santé, ou bien encore du secteur des services et des télécommunications.
Ces projets sont très souvent soutenus par les bailleurs de fonds internationaux (Banque mondiale, Banque africaine de développement, Banque islamique de développement, Union européenne…) et bien entendu, l’Agence française de développement (AFD) qui oriente plus de la moitié de ses concours vers l’Afrique subsaharienne.
Par ailleurs, les échanges bilatéraux avec la France sont historiquement très importants. Ainsi, le retour sur investissement d’un voyage de prospection en Afrique centrale, s’il est préparé et qu’il bénéficie de l’appui de la Team France Export, a plus de chance d’aboutir (et plus rapidement), que dans d’autres parties du monde.
En outre, les facteurs tels que la langue commune, l’absence de risque de change sur la plupart des pays de la zone, l’absence de décalage horaire et une présence française déjà solide… sont autant d’atouts qui accentuent l’attractivité de l’Afrique centrale.



















