Le troisième trimestre de l’année en cours en zone CEMAC n’a pas été d’un bon cru pour le secteur productif. En effet, indique la BEAC dans un rapport, l’Indice composite des activités économiques de la CEMAC (ICAE) est revenu en glissement annuel de 5,9 % au troisième trimestre 2024, à 2,4 % un an plus tard, après 3,3 % au deuxième trimestre 2025.
La BEAC explique cette contreperformance principalement par l’attentisme des opérateurs économiques en particulier du Cameroun et dans une moindre mesure, en République centrafricaine dans un contexte d’élections présidentielles et locales. Par ailleurs, l’entrée des principales cultures (cacao, coton, etc.) dans la période soudure (inter-campagne) a accentué le ralentissement des activités.
En outre, poursuit-elle, les industries extractives ont été marquées entre autres par trois principaux indicateurs. Le premier porte sur un recul moins prononcé des activités du manganèse au Gabon, le deuxième par un ralentissement du dynamisme des activités de l’or (République Centrafricaine, Tchad, Gabon et Cameroun), après une phase euphorique enregistrée au premier semestre 2025, et enfin par un léger accroissement de la production des hydrocarbures de la sous-région. Cela, après des travaux de maintenance effectués par les opérateurs pour accélérer les campagnes de forages le restant de l’année 2025, dans un contexte de déclin naturel des champs dans la sous-région et de ralentissement des investissements observés depuis deux ans.
Dans le même temps, l’activité des industries manufacturières est demeurée en hausse, sous l’effet principalement des cimenteries dans la CEMAC qui ont su tirer profit d’importantes commandes publiques et privées destinées à la finition des travaux sur l’année 2025. Par ailleurs, les activités de la branche sylvicole ont été moins dynamiques, en raison des contraintes liées aux coûts logistiques importants supportés par les opérateurs, en lien avec la dégradation des infrastructures de transport durant la saison des pluies, conjuguée avec les prix toujours élevés du gasoil dans la CEMAC et une contraction de la demande asiatique.
De plus, les transports aériens et portuaires et les télécommunications ont été en hausse sur la période, entretenant le dynamisme des services marchands. Enfin, l’embellie dans le commerce s’est estompée, en raison notamment de l’accalmie observée au niveau de l’exploitation du cacao et de l’or, générant moins de revenus aux ménages.



















