L’Union européenne (UE) et le Gabon ont procédé à la signature du nouveau protocole à l’Accord de partenariat de pêche durable (APPD), le 29 juin 2021, à Bruxelles en Belgique.
Selon ces termes, cet accord autorise l’accès des navires de l’UE dans les eaux gabonaises pour une période de cinq ans, dans le cadre du développement et de la transformation du secteur de la pêche au Gabon.
D’une valeur globale d’environ 17 milliards de francs CFA, ce protocole permettra de renforcer la gouvernance des pêches, la protection de l’environnement marin et le soutien à la création d’emplois et d’activités dans le secteur de la pêche.
Pour la bonne gouverne, la cérémonie marquant la fin des négociations et le paraphe du Protocole entre le Gabon et l’UE s’est déroulée le 10 février 2021 à Libreville. C’était en présence du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Alimentation, Biendi Maganga Moussavou et de l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Mme Rosário Bento Pais. A l’occasion, les deux personnalités s’étaient d’’ailleurs félicitées des résultats de ces négociations. Lesquels illustraient la volonté des deux parties, d’élargir l’étendue de leur coopération.
Il convient de noter que ce nouveau protocole, a l’ambition de contribuer à la préservation des ressources maritimes, à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la diversification de l’économie gabonaise, en cohérence avec les objectifs du Plan stratégique Gabon émergent 2025 (PSGE 2025) et la politique de partenariat de l’UE.
En outre, il répond à la volonté des autorités gabonaises de renforcer l’industrialisation et la compétitivité du secteur, compte tenu de la place prépondérante de l’industrie thonière dans la zone de pêche océan Atlantique.
Faut-il le rappeler, le volume de référence convenu à 32 000 tonnes annuelles, fait du Gabon le deuxième partenaire de l’UE en matière de pêche thonière.
Pour le Gabon, ce protocole de nouvelle génération permettra de créer de la valeur ajoutée et des emplois, par l’incitation aux transbordements et débarquements des captures dans les ports gabonais ainsi que par l’embarquement de marins gabonais et d’observateurs sur les navires européens.
L’UE contribuera ainsi à travers ce partenariat au renforcement des capacités scientifiques, à la professionnalisation des acteurs, à l’observation et à la gestion de l’environnement marin et des aires marines protégées, à la gestion durable des stocks, à la surveillance de la pêche, ainsi qu’à la lutte contre la pêche illicite.
Le protocole prévoit notamment dans ce sens une limitation avant-gardiste de l’usage des Dispositifs de concentration de poissons (DCP) à 125, la norme internationale étant de 300 par an et par navire. La contribution de l’UE à ce nouveau protocole à l’APPD est estimée à 26 millions d’euros, soit 17 milliards francs CFA sur une période de cinq ans.
Toutefois, en fonction des productions et du déploiement des autres pêcheries intégrées dans le protocole, les revenus financiers pourraient dépasser les 30 millions d’euros soit 20 milliards de francs CFA sur la même période. Le Protocole est entré en vigueur provisoirement le jour de sa signature et il est donc à présent actif.



















