La 19ème Réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo constitue un cadre propice pour poser les problèmes que suscitent les questions environnementales et partant de développement durable afin de d’esquisser des solutions.
Le ministre délégué des Eaux et Forêts, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan Climat et du Plan d’affectation des terres, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de cette 19ème Réunion du PFBC, Michel Stéphane Bonda (photo) n’a pas raté cette opportunité.
Lors de la cérémonie d’ouverture, il a porté la voix du de son pays pour lancer un plaidoyer pour une amélioration des conditions de vie des populations rurales, ainsi qu’une contractualisation des cahiers de charges de la responsabilité sociale et sociétale des entreprises.
Plusieurs segments ont ainsi été exposés. Le premier a porté sur la foresterie sociale. Selon lui, en dépit de nombreux progrès réalisés, sa mise en œuvre efficace se heurte malheureusement à d’importantes contraintes de tous ordres. « Au niveau des forêts communautaires, les populations des 111 villages intégrés au sein des 71 forêts communautaires attribuées, éprouvent moult peines à s’auto-développer, malgré les revenus importants générés par l’exploitation de leurs forêts », a-t-il indiqué.
Avant d’expliquer que « le développement d’activités alternatives nécessite-t-il un accompagnement spécifique étant donné que les forêts communautaires ont plusieurs vocations, notamment l’agroforesterie, l’agriculture, l’élevage, l’apiculture, l’écotourisme, la pisciculture, etc ». Par ailleurs, « plusieurs problèmes de gouvernance ont été relevés dans les forêts communautaires, suscitant ainsi la réalisation d’un diagnostic, avec l’appui financier de la FAO. A la faveur des résultats de cette étude, un projet de Stratégie nationale de la foresterie communautaire a été élaboré », a –t-il souligné.
Contractualisation des cahiers de charges et responsabilité sociale et sociétale des entreprises
Dans ce cadre, le membre du gouvernement gabonais n’a pas hésité à sortir quelques chiffres militent en faveur de la consolidation d’un certain nombre d’initiatives et d’actions. Selon lui, « on dénombre 218 villages bénéficiaires et plusieurs projets de développement local réalisés, pour améliorer le bien-être des populations ».
S’agissant de la responsabilité sociale et sociétale des entreprises, « d’importants investissements, de tous ordres, sont réalisés chaque année par les entreprises forestières au bénéfice des populations, entre autres l’ouverture ou la réhabilitation de routes, construction ou réhabilitation d’édifices (écoles, dispensaires, lieux de cultes, etc.), fourniture de services et d’équipements divers », a-t-il ajouté.
Quant à l’épineuse problématique du conflit Homme-Faune, il a reconnu que le conflit Homme-Eléphant reste parmi les problèmes cruciaux qui hantent les communautés villageoises.
Toutefois, a-t-il nuancé, « les efforts de conservation de ces 20 dernières années, ceux d’une exploitation forestière sous aménagement durable dans la même période et la lutte contre la criminalité faunique transfrontalière, ont permis aux populations animales, notamment celle des éléphants de croitre de façon soutenue ».
Impossible semble-t-il, de s’offrir offrir une telle occasion, sans pour autant évoquer la question des mangroves. « Cet écosystème forestier unique, particulier et fragile, au point de rencontre entre la terre et la mer, dont il ne reste plus que 150.000 km² environ dans le monde entier ».
Car, selon lui, « leur rôle pour la préservation de l’environnement et de la biodiversité ainsi que leur fonction de puits de carbones en font une des solutions basées sur la nature privilégiée dans l’optique d’une atténuation des effets du changement climatique dont nous devons accorder la plus grande attention ».



















