La délocalisation de la célébration de la fête de la Libération cette année dans la Nyanga après l’Esquire revêt plusieurs symboliques. Ce choix qui est loin d’être fortuit constitue dans un premier temps, une reconnaissance mémorielle de la résistance avec NYONDA MAKITA et la fronde depuis le référendum de 1958. En outre, la Nyanga symbolise, une histoire commune, une diversité culturelle, ses richesses naturelles, a indiqué le président de la République.
Outre cet aspect, le choix porté sur la Nyanga vient également rappeler que la délocalisation de la célébration de la fête de la Libération traduit l’aspiration à une réelle indépendance économique des collectivités locales et, partant, du Gabon.
Revenant sur les mobiles de ce ‘’Coup de libération’’, Brice Clotaire Oligui Nguema a souligné l’esprit patriotique qui a guidé ce geste, qui n’était pas seulement motivé par la volonté de recouvrer la souveraineté politique, mais aussi la souveraineté économique. « Je reste profondément convaincu qu’une indépendance politique, sans souveraineté économique, n’est qu’un leurre, dissimulant une nouvelle dépendance », a-t-il déclaré. Et d’ajouter, « Nous pouvons disposer d’un drapeau, d’un Hymne national, d’une Constitution, mais si nous ne contrôlons pas notre économie, nous ne serons jamais véritablement libres. La maîtrise de notre économie passe par la transformation locale de nos ressources naturelles, afin de créer une valeur ajoutée, génératrice d’emplois et de richesse ».
Selon le chef de l’Etat, « le Gabon ne peut plus continuer à être un puit sans fin dont on extrait tout, sans véritable bénéfice pour les gabonais. Dorénavant, nous devons transformer notre bois en meubles, notre pétrole en carburant raffiné, nos minerais en métaux et en alliage précieux, notre or en bijoux finis, notre cacao en chocolat gabonais, notre marbre en carreaux et notre potasse en engrais ».
Cette nouvelle architecture économique, fera du Gabon, non plus un pays exportateur de matières premières, mais producteur de richesses transformées. Dans cette dynamique, le partage de production deviendra un levier stratégique qui garantira au Gabon une part juste et équitable dans l’exploitation de ses ressources.
« A tous ceux qui accepteront ce principe, les portes du Gabon vous seront largement ouvertes. Mes chers compatriotes, L’heure n’est plus aux divisions stériles dont se servent les ennemis de notre souveraineté économique, afin de faire échouer notre combat. Voilà pourquoi, je n’ai de cesse de lancer cet appel solennel, à tous les Gabonais : Unissons-Nous ! C’est dans l’unité que nous devons construire notre avenir ». Ainsi, dans la cinquième République, « GABON D’ABORD », qui implique la préférence nationale, ne doit pas être un simple slogan, mais une réalité que les pays amis doivent accepter, dans le respect de nos lois et règlements ».
Au demeurant, Brice Clotaire Oligui Nguema attend du gouvernement, la stricte application des textes en matière de droit du travail en République gabonaise, en respectant les conventions internationales et notre constitution, dont l’article 17 garantit à l’étranger en situation régulière la protection.
Avant de boucler son discours, Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à préciser que « le coup de la libération n’était que le premier pas d’un long voyage vers la souveraineté totale de la nation. Dans cette souveraineté, une attention particulière sera également portée sur la sécurité intérieure, la sûreté aux frontières et l’intégrité du territoire ». Et pour ce faire, il annoncé la modernisation de l’outil de défense en augmentant le budget alloué aux Forces de défense et de sécurité, afin de les doter d’équipements de dernière génération et de renforcer leur formation. « En plus de ces efforts, je crois fermement qu’en cultivant le patriotisme, l’unité, le sacrifice et la paix valeurs caractérisant l’âme de notre Nation, nous continuerons à avancer », a-t-il conclu.
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