L’optimisme des autorités gabonaises sur le moyen n’est plus un secret. En effet, dans ses prévisions, Libreville indique que l’activité économique nationale devrait s’accélérer sur la période 2023-2025 (+3,1% contre 0,8% en 2020-2022) soutenue principalement par le secteur hors pétrole (+3,5%) sur la période. Et que cette situation traduit bien les efforts de diversification inscrits dans les objectifs du Plan d’accélération de la transformation (PAT) (>2,5%-3% en moyenne à l’horizon 2025).
Sur la période, les sources de la croissance seraient notamment l’agriculture, le bois, les mines, les agro-industries, l’industrie minière, les autres industries, les travaux publics, et les transports et télécommunication.
Les sources de la croissance
Sur la période 2023-2025, l’agriculture continuerait d’être le principal moteur de la croissance avec un rythme moyen de +6,4%. Le gouvernement devrait maintenir sa stratégie d’accélération de la mise en œuvre du Programme de développement agricole et rural (PDAR-FIDA) et la mise en exploitation des nouvelles zones agricoles à forte productivité. Et sous l’effet de l’impulsion des projets d’investissement du PAT, le palmier à huile resterait le pilier de développement de cette branche. Ainsi, la production d’huile de palme devrait atteindre 109 499 tonnes en 2025 contre 107 336 tonnes en 2021.
Sur la filière bois, le gouvernement poursuivra les réformes visant la transition de l’activité vers plus de 2 ème et 3 ème transformations et de la mise en production de deux nouvelles Zones d’investissement stratégiques (Lambaréné et Haut Ogooué).
Il est ainsi attendu une amélioration du tissu industriel, surtout dans la Zone économique Spéciale de Nkok. La production de la filière devrait se situer à 2,085 millions m3 à l’horizon 2025 contre 1,425 million m3 en 2021.
S’agissant du secteur minier, sur la période, on devrait assister à la poursuite et au renforcement de la stratégie consistant à mettre en œuvre la politique de transformation locale de manganèse et de promotion de l’investissement dans l’exploitation de l’or alluvionnaire.
La consolidation des activités sur les sites de Ndjolé (CICMHZ), de Franceville (Nouvelle Gabon Mining) et les bonnes performances de COMILOG, permettraient d’atteindre un niveau de production nationale de manganèse de 13,514 millions de tonnes à l’horizon 2025 contre 9,600 millions de tonnes en 2021.
Cette évolution s’expliquerait par la mise en oeuvre de projets d’investissement d’envergure du PAT, notamment la montée en puissance des nouveaux gisements, et la mise en exploitation du gisement de Mounana par la société Nouvelle Gabon Mining.
Quant à la branche « industries agro-alimentaire et boissons », elle sera portée par la consolidation des performances du Complexe industriel de Lambaréné (CIL), couplée à la montée en puissance de la production de la nouvelle minoterie (production de farine) devraient fortement contribuer à la croissance du secteur.
Ainsi, la production d’huile de palme raffinée passerait de 21 619 tonnes en 2021 à 24 906 tonnes à l’horizon 2025. Tandis que la production d’eau minérale quant à elle, devrait atteindre 1,264 million d’hectolitres en 2025 contre 1,147 million en 2021.



















