La situation de destruction des mangroves au Gabon, a conduit à la mise en place d’une Task Force, en vue de la gestion durable de cet écosystème. La mise en place de cette structure, procède de la vérité implacable que révèlent les chiffres clés sur la dynamique de ces espaces dans le Grand Libreville, entre 2017 et 2020.
En effet, l’analyse des changements au cours cette période sous-revue, fait état d’une superficie totale perdue de 152,16 ha de mangroves sur les 24 989,83 ha recensées. Ainsi, suite à cet état des lieux, et dans l’objectif d’apporter des solutions durables à la problématique de la destruction de ces écosystèmes fragiles, une approche concertée, basée sur la mutualisation d’expertises et de moyens de toutes les parties prenantes a été adoptée.
Le plan d’action concerté a été élaboré par les représentants des administrations publiques compétentes, des mairies, des ONG et des instituts de recherche. Il vise à matérialiser cet effort collectif pour la préservation de cette infrastructure naturelle, dont les services associés sont fondamentaux pour le développement durable du pays. Il se structure en quatre composantes et décliné en 12 activités principales. Sa mise œuvre va nécessiter près de 80 millions de FCFA.
Pour rappel, la mangrove est un écosystème de marais incluant un groupement de végétaux spécifiques principalement ligneux, ne se développant que dans la zone de balancement des marées, appelée estran, des côtes basses des régions tropicales.
Elle a un rôle essentiel, aussi bien physique qu’écologique, dans la conservation des littoraux tropicaux. La mangrove possède également une valeur refuge significative et abrite une grande biodiversité animale.
Son rôle est également primordial dans le cycle du carbone en raison de sa forte capacité à transformer le CO2 présent dans l’atmosphère en matière organique et à stocker cette dernière dans son sol gorgé d’eau.



















