Le ministre d’Etat, en charge de l’Economie et des Finances, Henri-Claude OYIMA, a eu une séance de travail studieuse avec les responsables de la Banque mondiale, au siège régional de ladite institution, le 23 décembre 2025 à Yaoundé (Cameroun).
A l’occasion, les deux parties ont échangé sur le cadre visant à renforcer la collaboration entre les deux partenaires pour plus d’efficacité dans l’appui de la Banque, au développement des projets dans les secteurs prioritaires. Il s’agit spécifiquement de la priorisation et le suivi optimal des projets d’appui de l’institution, le renforcement du rôle de la Société financière internationale (SFI). Cela, en soutien à l’accélération de la diversification économique et la mobilisation accrue du secteur privé.
Un accent particulier a été mis sur la restructuration du secteur eau et électricité et l’implication du Gabon dans l’Initiative M300 qui vise à connecter 300 millions de personnes à l’électricité à l’horizon 2030 en Afrique subsaharienne, en misant sur l’expansion des réseaux électriques et le déploiement de mini-réseaux et de solutions solaires autonomes.
Sur ce dossier, fait-il le rappeler, « l’accès à une énergie fiable, abordable et durable est essentiel pour alimenter l’Afrique, transformer les économies et répondre aux aspirations de développement des populations est un objectif qui s’inscrit au cœur de la mission de la Banque mondiale qui est de parvenir à un monde sans pauvreté sur une planète vivable ». A cet effet, le Groupe de la Banque mondiale s’associe à la Banque africaine de développement (BAD) et à d’autres partenaires dans le cadre de Mission 300. Une initiative ambitieuse visant à raccorder 300 millions de personnes à l’électricité en Afrique subsaharienne d’ici 2030.
La Mission 300 vise à accélérer le rythme de l’électrification en Afrique subsaharienne tout en veillant à ce que la transition vers des sources d’énergie diversifiées et plus propres permette de répondre à la demande croissante, de stimuler la croissance économique et de créer des emplois. Les efforts d’investissement se concentrent également sur la génération, la transmission, la distribution, l’interconnexion régionale et la réforme sectorielle pour garantir la qualité, la fiabilité et l’accessibilité économique de l’alimentation électrique.
Au cours de cette réunion, Henri-Claude OYIMA a par ailleurs rappelé la priorité donnée par le gouvernement aux investissements productifs dans les sept piliers structurants et les réformes phares engagées sous la Ve République. Notamment, en matière de mobilisation des ressources, de rationnalisation des dépenses publiques, et d’amélioration de la gestion des établissements publics et du climat des affaires.
Pour rappel, le Gabon est éligible au guichet de la BIRD de la Banque mondiale destiné aux pays à revenu intermédiaire et aux pays à faible revenu solvables. Le 22 novembre 2022, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) pour le Gabon, couvrant les exercices budgétaires 2023-2027. Ce CPP soutient la trajectoire du Gabon vers une croissance économique durable et inclusive, contribuant à deux objectifs prioritaires : le renforcement de la résilience des ménages et la création d’emplois dans le secteur privé non pétrolier.
Le CPP est en outre aligné sur la stratégie de développement du Gabon et sur la stratégie régionale de la Banque mondiale. Les cibles d’engagement sélectif sont les suivantes : renforcer les systèmes de prestation de services publics ; améliorer l’accessibilité des services sociaux ; construire des infrastructures urbaines plus résilientes et accroître les investissements privés dans les secteurs non pétroliers. Le portefeuille actuel de la Banque mondiale au Gabon comprend trois projets actifs (deux nationaux et un régional), totalisant 214,50 millions de dollars, axés sur le développement numérique et les statistiques.




















