Aujourd’hui, 50% des espèces du monde sont confrontées à l’extinction de masse causée par l’homme. Le trafic illicite de faune et de flore sauvage se poursuit sans relâche et nuit au développement économique et social, tout en menaçant la paix et la sécurité de la région.
Les groupes criminels organisés déplacent la faune et la flore braconnées ou récoltées illégalement à l’aide des mêmes techniques sophistiquées et des réseaux utilisés pour la traite des personnes, le trafic d’armes, de drogue, et d’autres produits de contrebande.
Le braconnage et le trafic illicite de la faune posent un grand nombre de défis, notamment causés par l’existence d’un nombre de délits connexes tels que la fraude, la contrefaçon, le blanchiment d’argent, la violence et la corruption.
Pour faire face à ce crime transnational, l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (ONUDC) a élaboré le Programme mondial de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts.
Celui-ci fournit un cadre pour mettre en place une gamme d’activités d’assistance technique au sein de plusieurs domaines thématiques, en vue d’atteindre l’objectif clé du projet.
C’est dans ce cadre que des experts du programme mondial de lutte contre la criminalité liée à faune et à la flore ont échangé avec les experts de la coordination sous régional de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Il était question d’identifier les pistes de collaboration pour élaborer des programmes communs de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvage et la promotion des projets et activités capables de renforcer la résilience dans la gestion des ressources par les communautés rurales.
Les activités communes identifiées porteraient sur le renforcement des capacités de prévention et de répression de la criminalité de la faune et de la flore sur une base régionale, nationale et locale.
Le Programme mondial sensibilise également les différentes parties prenantes, y compris la société civile, aux niveaux mondial et régional, afin de réduire la demande d’espèces sauvages.
L’ONUDC travaille avec les systèmes juridiques et les organismes d’application de la loi des États membres afin de : renforcer les cadres politiques, législatifs et réglementaires ; améliorer les connaissances et les compétences d’enquête et de poursuite des activités criminelles connexes ; augmenter la prise de conscience quant à la nature et l’ampleur des crimes contre l’environnement ; renforcer la coopération au niveau bilatéral et régional.
Pour rappel, en séjour récemment au Gabon, lvan Moreno, spécialiste en gestion du programme à l’ONUDC s’est réjouit de la disponibilité de la FAO à collaborer avec l’organisation pour la formulation d’un programme conjoint de lutte contre la criminalité dans le secteur pêche en Afrique centrale.



















