Le Gabon est résolument engagé dans une dynamique de transformation structurelle de son économie et singulièrement son secteur agricole, en vue de sa souveraineté alimentaire. Nombre d’initiatives sont ainsi mises en œuvre pour atteindre ce noble objectif. La dernière en date, est l’atelier de renforcement des capacités sur la gestion des géospatiales pour une meilleur planification des investissements agricoles prioritaires, organisé du 16 au 19 juin dernier.
Ces assises lancées par Vulgain ANDZEMBE TSIEGORI, Commissaire général au Plan en lieu et place de Louise Pierre MVONO, ministre de la Planification et la Prospective empêchée, au côté de Lionel Kinadjian Représentant de la FAO, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du programme conjoint sur les Objectifs de développement durable (ODD), signé en 2024 entre le Gouvernement et le Système des Nations Unies (SNU).
L’objectif principal est de mieux cibler les priorités, mais aussi de soutenir la production locale et bâtir une agriculture durable, inclusive et résiliente à partir des données probantes. Autrement dit, « ces travaux visent à doter l’administration d’outils innovants pour une planification et une priorisation stratégique des investissements agricoles. Une démarche en droite ligne avec la décision historique du président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, d’interdirev l’importation des poulets de chair à partir du 1er jancvier 2027 ».
Selon Andzembe Tsiegori, « Il ne s’agit plus seulement de produire plus, mais de produire intelligemment, en s’appuyant sur des données probantes pour allouer efficacement les ressources publiques », a déclaré Andzembe Tsiegori à l’ouverture de l’atelier réaffirmant ainsi le soutien de l’Etat, à la stratégie gabonaise de développement agricole durable. Pour sa part, Lionel Kinadjian a lancé une invite au développement durable du Gabon « Ensemble, planifions et bâtissons le développement durable du Gabon », a-t-il martelé. Non sans souligner l’importance de ce partenariat dans l’atteinte des objectifs nationaux de souveraineté alimentaire.
Pour la bonne gouverne, l’usage de données géospatiales permettra notamment d’identifier les zones à fort potentiel agricole, de planifier l’accès aux infrastructures rurales (routes, irrigation, énergie), et d’anticiper les effets du changement climatique. Ce virage vers une agriculture guidée par les données vise à renforcer la résilience des territoires, améliorer la sécurité alimentaire et créer de nouvelles opportunités économiques, notamment pour les jeunes et les femmes. Avec ce type d’initiatives, le Gabon traduit sa volonté d’asseoir une politique agricole cohérente, pilotée par l’intelligence des données et alignée sur les exigences de durabilité et d’inclusion.




















