La Banque mondiale vient de faire une mise à jour des donnés de l’économie gabonaise. Elle est contenue dans sa Note de conjoncture économique, intitulée ‘’Commerce de matières premières agricoles : Réduire les tracasseries’’
Scrutant particulièrement le secteur des finances publiques, l’Institution de Bretton Woods fait plutôt le constat d’une situation de stabilité et même encourageante en ce qui concerne le commerce extérieur. En effet, malgré la baisse de la production de pétrole en 2021, la hausse des cours du pétrole a entraîné une forte augmentation nominale des recettes d’exportation (41% en glissement annuel), fait-elle savoir.
Bonne tenue des exportations
De manière précise, les exportations de manganèse et de bois ont également enregistré une forte hausse en volume, les termes de l’échange du Gabon s’améliorant de 36 pour cent en 2021, et devraient encore s’accroître en 2022, souligne la Banque mondiale.
Qui ajoute par ailleurs que la reprise économique mondiale et nationale a également entraîné une augmentation des importations. Tandis que la balance commerciale globale a enregistré une hausse significative pour atteindre 11,5 pour cent du PIB en 2021 (contre 3 pour cent en 2020).
Les données de « haute fréquence » montrent également que l’excédent commercial du Gabon devrait rester élevé en 2022, la balance commerciale ayant déjà triplé au premier trimestre 2022 (en glissement annuel). La production de pétrole a augmenté de 2,8 % au premier trimestre 2022 et devrait atteindre une hausse de 7,1 % d’ici la fin de l’année, avec l’assouplissement des exigences de quota de l’OPEP+.
Selon les estimations, le déficit du compte courant, tel que constaté en 2021, est tombé à 4,2% du PIB, contre 6,9 % du PIB en 2020. En 2022, le compte courant devrait dégager un excédent de 0,8% du PIB, grâce aux bonnes performances des exportations de pétrole et d’autres produits de base. La récession économique de 2020 a entraîné une augmentation de l’extrême pauvreté.
Les séquelles de la crise du Covid
La pandémie de Covid-19 a exacerbé la pauvreté, avec un taux de pauvreté national estimé à 34,1% en 2021, contre 32,4 % en 2019. En 2021, l’emploi a souffert des mesures restrictives imposées par le gouvernement pour prévenir de nouvelles vagues d’infection, entraînant une baisse des revenus des ménages, en particulier pour les travailleurs indépendants et les travailleurs informels qui ont subi de considérables pertes de revenus.
Autre détail intéressant. En dépit d’une reprise économique progressive amorcée en 2021, les conditions de vie de la population ne sont pas encore revenues à leur niveau d’avant la crise. L’insécurité alimentaire affectant les enfants des segments les plus vulnérables de la population et la baisse des taux de scolarisation pendant les périodes de confinement résultant de la Covid-19, auront probablement un impact à long terme sur le développement du capital humain du pays.



















