En matière de préservation d’environnement, le Gabon a de solides atouts à faire valoir. Tout le monde semble d’ailleurs s’accorder sur ce point au regard de sa vigoureuse politique de développement durable.
A la faveur de l’ouverture de la COP 27, Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques 2022, qui se tient actuellement en Egypte (6-18 novembre), le très célèbre quotidien New-yorkais a consacré quelques pages sur la politique de développement durable du pays. Dionne Searcey et Arlette Bashizi sont les auteurs de ce reportage axé sur la transition écologique menée par le pays et intitulé, « Une nation peut-elle remplacer sa richesse pétrolière par des arbres ? ».
L’exploitation forestière est d’un des secteurs qui passent à leur crible. Dionne Searcey et Arlette Bashizi apprécient à juste titre le modèle singulier et responsable dans lequel elle s’effectue désormais. Notamment, avec une préservation très aigue de l’écosystème forestier.
En effet, après avoir interdit les exportations de bois brut, le pays a créé une première zone économique pour les industries du bois avec des allégements fiscaux, pour attirer les investisseurs afin de construire des usines et créer des emplois.
Une dizaine d’années après la création de cette zone économique pionnière par la filiale locale du Singapourien Olam International, le Gabon est devenu le plus grand producteur de placages tropicaux en Afrique et l’un des plus grands au monde, affirment les responsables. L’industrie du bois fournit aujourd’hui quelque 30 000 emplois, soit plus de 7 % de la main-d’œuvre du pays.
Autrement dit, l’approche du Gabon semble fonctionner. Fort de ce succès, le pays en fait des émules. Plusieurs Etats s’approprient ce modèle, qui se présent aujourd’hui comme une réussite en matière de protection de la forêt tropicale. A preuve, la République démocratique du Congo et la République du Congo pour ne citer que ces deux Etats, ont récemment signé des accords pour créer des zones économiques similaires sur ce modèle gabonais.
Dionne Searcey et Arlette Bashizi saluent également le leadership international du Gabon dans la lutte contre le changement climatique ainsi que les mutations en cours dans sa filière forêts bois. « Le Gabon s’engage dans des activités qui sont devenues de gros mots dans le monde de l’activisme climatique : il autorise les plantations de palmiers à huile dans certaines régions et transforme la forêt tropicale en contreplaqué. Cependant, contrairement au Brésil et à d’autres pays qui sont restés les bras croisés alors que les forêts tropicales sont décimées, le Gabon a adopté des règles strictes conçues pour maintenir la grande majorité de ses arbres debout. Son objectif est de trouver un équilibre important entre les besoins d’une seule nation et ceux d’un monde confronté à une crise climatique », font-ils savoir.



















