Pour l’exercice 2025, le gouvernement table sur des performances macroéconomiques favorables. Globalement, la plupart des voyants de l’économie seront au vert. Ainsi, le taux de croissance devrait passer de 2,4% en 2023 à 3,6% en 2025. Cette performance prévisionnelle serait le résultat des activités pétrolières et de la consolidation du secteur hors-pétrole, sous l’impulsion de l’exécution des projets prioritaires dans le secteur des infrastructures de transport.
Un secteur primaire serait plus vigoureux
Après un ralentissement en 2023, le secteur primaire serait plus vigoureux (+3,3% contre +2,1% en 2023) à la faveur de l’amélioration de l’activité de l’ensemble de ses branches. Ainsi, l’agriculture connaitrait une hausse de sa production de 5,1%, en raison des performances de l’agriculture de rente (+10,5%). S’agissant de l’agriculture vivrière, les efforts de relance de cette branche à travers la mise en place des Bases de Vulgarisation des Appuis Techniques (BVTA) et du Programme GRAINE (BAD) et de la mise en exploitation de la Zone agricole à forte productivité d’Andem augmenterait sa production de 3,3%. Malgré les contraintes logistiques, l’activité minière serait projetée à la hausse (+3,3%), suite aux bons rendements des gisements de manganèse en particulier ceux d’Okouma, d’Okondja, de Bangombé.
Poursuite de la dynamique de croissance du secteur secondaire
La dynamique de croissance du secteur secondaire devrait se poursuivre en 2024 (+3,2%), en lien avec la contribution exceptionnelle attendue dans les BTP et le maintien de la tendance haussière dans les autres branches d’activité, à l’exception de l’industrie du bois. Les industries agroalimentaires (+4,1%) bénéficieraient de la fermeté de la demande locale notamment en eau minérale et des boissons gazeuses et alcoolisées.
A la faveur de l’amélioration du trafic ferroviaire, l’activité de la transformation de manganèse devrait progresser de 4,5% pour s’établir à 40,8 milliers de tonnes en 2024, justifiée par le relèvement de la production du silico-manganèse (+5,0%) et de l’oxyde de manganèse (+1,0%). Les BTP devraient connaitre une embellie de 6,2% du fait de la poursuite des travaux de voiries du Grand Libreville, de la réhabilitation des voiries et des ponts dans les huit (8) provinces, ainsi que du tronçon Bifoun-Ndjolé de la Transgabonaise, de l’amélioration des structures sanitaires, éducatives et sportives et du renforcement des capacités de production dans le domaine énergétique.
La branche Electricité et Eau (+3,8%), bénéficierait du renouvellement de son outil de production et de l’élargissement du réseau de production et de distribution d’électricité et d’eau. Toutefois, la dynamique du secteur secondaire serait atténuée par les contre-performances de l’activité de raffinage (-1,6%) et de l’industrie du bois (-2,0%).
Le secteur primaire tributaire du dynamisme du secteur primaire et secondaire
Profitant du dynamisme observé dans le secteur primaire et secondaire, la croissance attendue dans le secteur tertiaire serait de 3,0% en 2024. L’activité dans les transports (+2,2%) serait boostée par le raffermissement dans les BTP et les mines dans un contexte de poursuite de la réhabilitation de la voie ferrée.
Le commerce devrait se revigorer (+3,2% contre -1,2% en 2023), porté par la demande. La relance des services (+2,2%) ferait suite à la bonne tenue des services d’hébergement et de restauration, ainsi que des services aux particuliers et aux entreprises. L’activité des services de Communication se maintiendrait (+3,3%) grâce au déploiement de la fibre optique, dans un contexte de digitalisation des infrastructures numériques. Suivant l’optique demande, l’accélération attendue en 2024 proviendrait aussi bien de la demande intérieure (+3,8%) qu’extérieure (+7,3%).
En effet, la hausse de la demande intérieure résulterait de la poursuite de l’amélioration de l’investissement, notamment sur le plan public (+10,4%) à la faveur de l’exécution des projets d’investissements prioritaires. A cela, s’ajoute le regain de la consommation finale (+3,0%) impulsé par les recrutements enregistrés dans le secteur public, dans un contexte d’atténuation des pressions inflationnistes. La hausse de la demande extérieure proviendrait de l’augmentation des exportations des biens notamment de pétrole (+4,2%), de rente (+17,5%), des mines (+2,8%) et des produits manufacturiers (+4,2%).



















