S’agissant du secteur réel, il ressort qu’au cours de la période sous-revue, l’Indicateur composite des activités économiques (ICAE) de la Cemac s’est inscrit en hausse de 6,4 % en glissement annuel, contre – 2,5 % un an auparavant.
Trois principaux facteurs expliquent cette évolution. Le premier porte sur les produits de rente qui ont contribué positivement à l’activité dans la Cemac, en dépit d’une production pétrolière relativement morose.
Le deuxième est relatif aux industries brassicoles qui ont également soutenu l’activité dans l’ensemble des pays de la Zone. Tandis que le dernier est relatif à l’activité dans le BTP. Le secteur a en effet, observé une évolution contrastée, du fait notamment d’une commande publique toujours insuffisante.
Selon la BEAC, l’activité économique devrait poursuivre son évolution favorable au quatrième trimestre 2021 ainsi qu’au premier trimestre 2022. Les estimations pour le quatrième trimestre 2021, en glissement annuel, tablent sur une hausse de l’ICAE de la Cemac de 3,0 % (contre – 1,5 % un an plus tôt).
Cette dynamique devrait se maintenir au premier trimestre 2022, avec une variation de l’ICAE Cemac en glissement annuel de 4,4 % (contre 1,1 % un an plus tôt).
La BEAC met ce regain de dynamisme anticipé au niveau de la CEMAC pour le quatrième trimestre 2021 au crédit de quatre facteurs : l’effervescence de l’organisation de la CAN au Cameroun en début 2022 qui entrainerait une reprise dans les services, le commerce, le transport (aérien notamment) et l’hôtellerie-restauration au Cameroun.
La bonne tenue des cours du pétrole, et une exécution plus importante des budgets publics, contribuant à soutenir une demande intérieure encore fragile est également à l’origine de cette embellie.
Tout comme, la poursuite du rattrapage par certaines branches d’activités des contreperformances enregistrées en 2020. En termes de perspectives pour l’année 2021, il est attendu un taux de croissance du PIB réel de 1,9 %.



















