C’est désormais officiel. Tanger abritera la 58ème Session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique. Dans le cadre de l’organisation de cette rencontre, l’accord a été paraphé le 22 janvier dernier, entre la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Royaume chérifien. Représenté respectivement par Claver Gatete et la ministre marocaine de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui
Le document définit les domaines de coopération entre le Maroc et le Secrétariat des Nations Unies en ce qui concerne la planification et l’organisation de la session, qui constitue le principal organe de décision politique de la CEA. Prévue cette année à Tanger, au nord du Maroc, du 28 mars au 3 avril, la COM 2026 aura pour thème : « La croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe pour la transformation économique de l’Afrique ».
A l’occasion de la signature de cet accord, M. Gatete n’a pas manqué d’adresser ses remerciements au Royaume chérifien. « Nous remercions le Maroc pour son leadership et sa confiance. En accueillant la COM 2026 à Tanger, le Maroc contribue à renforcer la voix collective de l’Afrique en ce qui concerne les problématiques économiques, et démontre comment un leadership national peut impulser des solutions régionales à l’impact mondial. L’organisation de la COM 2026 à Tanger place également le message économique de l’Afrique au carrefour des régions, des institutions et des marchés, contribuant ainsi à son rôle dans la gouvernance économique mondiale », a-t-il indiqué.
Et d’ajouter, « Le moment est venu d’organiser une conférence dont l’impact significatif dépasserait le simple engagement politique et déboucherait sur des actions concrètes pour la transformation économique et sociale de l’Afrique »
Pour rappel, la COM est un évènement annuel, continental des Nations Unies qui rassemble les ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement Economique, les gouverneurs des banques centrales, et les organisations des Nations Unies autour de débats sur l’état du développement économique et social en Afrique.
Cette année, les échanges porteront une attention particulière à la manière dont les pays africains peuvent tirer parti de l’innovation, des données et des technologies de pointe, dont l’intelligence artificielle, pour soutenir la transformation économique et la création d’emplois.
La Conférence proposera également des mesures concrètes permettant aux États membres africains d’affirmer leur souveraineté numérique, notamment à travers l’adoption d’infrastructures publiques numériques et de centres de données.
Les participants à la rencontre comprendront des ministres, des experts et des représentants gouvernementaux, des institutions financières panafricaines, des représentants de la jeunesse, des institutions universitaires et de recherche africaines, des partenaires au développement, des organisations intergouvernementales, des médias et autres acteurs clés.
Le Secrétaire Exécutif de la CEA M. Gatete effectue actuellement une visite de travail en Afrique du Nord. Du 21 janvier au 3 février, il visitera l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie en vue de rencontrer des responsables gouvernementaux, échanger à propos des expériences de leurs pays respectifs, identifier les domaines où la CEA peut leur prêter soutien ainsi que les opportunités pour une coopération approfondie et de coopération Sud-Sud.
Pour rappel, créée en 1958 par le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), la Commission économique pour l’Afrique est l’une des cinq commissions régionales de l’ONU. Elle a pour mandat de promouvoir le développement économique et social de ses pays membres, soutenir l’intégration régionale et promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.
Basé au Maroc depuis 1963, le Bureau de la CEA en Afrique du Nord (SRO-NA) a pour mission d’encourager l’émergence d’un environnement favorable à une croissance inclusive et accélérée et au développement durable à travers le renforcement et l’amélioration de la diversification économique, la gestion fiscale, l’intégration régionale et une plus grande reconnaissance des contributions économiques des travailleurs migrants. Le Bureau porte également une attention particulière aux problématiques spécifiques aux pays à revenu intermédiaire.
Avec la CEA



















