L’AFD vient de publier le bilan de ses activités pour l’Afrique centrale au titre de l’exercice 2021. Ainsi, le total de ses engagements pour la région se chiffre à 2,6 milliards d’euros entre 2015-2021.
Mais, spécifiquement en 2021, 256,5 millions d’euros ont été engagés sur 23 projets dans le secteur de la santé, l’éducation, la formation professionnelle, l’environnement et l’appui aux politiques publiques, dont 4,7 millions d’euros dans un projet multi-pays sur le secteur de la gouvernance en appui à l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).
Le Cameroun, premier pays bénéficiaire des engagements de l’AFD a moissonné 137,2 millions d’euros au cours de la période sous-revue pour 52 projets en exécution. 103,4 millions d’euros ont déjà été versés, 530,6 millions d’euros restent à débloquer.
Pour rappel, l’AFD intervient au Cameroun depuis plus de 70 ans. Le volume d’engagements financiers de ces dernières années, a permis à l’AFD d’accompagner le pays dans plusieurs secteurs d’interventions : gouvernance économique et financière, décentralisation et appui aux collectivités (renforcement des capacités des collectivités territoriales décentralisées) ; développement urbain (transports/mobilité, eau & assainissement) ; énergie ; développement rural, agriculture et sécurité alimentaire ; forêt, climat, biodiversité (gouvernance, filière économique, valorisation patrimoniale, lutte contre la déforestation, aménagement du couvert forestier) ; secteurs sociaux (santé, éducation, protection sociale) ; appui à l’entrepreneuriat et formation professionnelle.
Avec 47,7 millions d’euros, la RDC, occupe la deuxième place des engagements de l’AFD dans la sous-région. Les priorités d’intervention de l’AFD dans ce pays s’organisent autour de deux finalités : lutter contre l’extrême pauvreté et encourager une croissance inclusive et durable.
L’Agence est particulièrement présente dans les secteurs suivants : services sociaux de base, eau/assainissement, santé ; l’élaboration de politiques publiques dans l’éducation, la formation et l’environnement ; la gouvernance administrative et financière, l’amélioration de l’environnement économique. Pour tous ces 35 projets en exécution s, 17,4 millions d’euros versés, 150,8 restent à verser.
Quant au Gabon, troisième destination des engagements de l’institution française, il a récolté 45 millions d’euros pour 9 projets en exécution au cours de la période sous-revue. De manière détaillée, 47,1 millions d’euros ont été déjà versés et 276,8 reste en attente.
La République du Congo ferme la queue de ces destinations de ces investissements de l’AFD en Afrique centrale avec 8 millions d’euros 25 projets en exécution. 33 millions d’euros ont déjà été versés. Tandis que 386,2 millions d’euros restent à verser.
Autre détail, l’AFD est le principal bailleur bilatéral du pays de Sassou Nguesso. Ce, du fait qu’il dispose d’un positionnement privilégié. Ses interventions s’articulent autour des objectifs suivants : développer l’employabilité des jeunes, améliorer l’offre de santé, agir en faveur des plus vulnérables ; faciliter l’accès à des infrastructures et des services de base ; protéger la biodiversité et appuyer l’Etat dans sa trajectoire de développement bas-carbone.
De manière globale, dans le cadre de l’agriculture et de la biodiversité, les projets engagés par l’AFD en Afrique centrale depuis 2019 ont permis de créer 220 000 exploitations familiales agricoles dont les performances économiques ont été améliorées. 1 165 000 hectares ont également été viabilisés. Elles bénéficient de programmes de conservation/restauration de la biodiversité. 28 539 exploitations familiales agricoles en conversion vers des systèmes agro écologiques ont été mises sur pied.
S’agissant du développement urbain, l’AFD annonce un nombre de 506 163 habitants et usagers des villes dont la qualité de vie a été améliorée ; 1 159 231 personnes dont les conditions d’habitation, d’accès aux espaces publics ou aux équipements urbains socio-collectifs ont été améliorées. Il en est de même de 508 structures intervenant dans le secteur urbain ayant bénéficié d’un renforcement de capacités.
Sur le volet santé, l’institution française brandit le nombre de 1 051 000 personnes desservies par les structures et services de santé ; 1 731 396 personnes ont bénéficié d’une amélioration de l’accès aux soins et enfin, 531 284 personnes bénéficiant d’une meilleure protection sociale.
En matière d’éducation et de formation professionnelle, grâce à l’AFD, 26 166 enfants ont pu achever le primaire, 24 730 filles ont pu être scolarisé au primaire et au collège. Tandis que 8 570 personnes ont également bénéficié des formations professionnelles et techniques.
Le secteur eau et assainissement constitue également l’un des chevaux de bataille de l’AFD en Afrique centrale. Ainsi, 110 000 personnes bénéficient désormais d’un service d’alimentation en eau potable géré en toute sécurité. Tandis que 50 322 autres bénéficient de capacités de production.
De manière globale, les pays d’Afrique centrale partent de situations différentes mais sont confrontés à un même défi : la recherche de nouveaux équilibres entre croissance économique et l’impératif de préserver leurs ressources naturelles, entre le besoin d’investissement et le risque de surendettement, entre le besoin de stabilité et le jeu démocratique, entre solidarité régionale et individualisme national.
Pour autant, l’Afrique centrale regorge de potentialités (ressources naturelles, capital humain, capacité économique) que l’AFD cherche à soutenir pour atteindre un développement résilient et durable, fait savoir l’institution française.



















