La question de la réduction des importations des produits alimentaires par le Gabon, occupe une place de choix dans la nouvelle stratégie politique et économique du pays. La plupart des segments ministériels concernés par cette préoccupation en ont d’ailleurs fait leur cheval de bataille.
Pour donner un caractère pragmatique à cette vision, au ministère du Commerce, sur instructions du ministre Hugues Mbadinga Madiya, le Directeur général du commerce, Jean François Yanda, en synergie avec d’autres administrations telles que : l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA), l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANPI) et l’Agence gabonaise de normalisation (AGANOR), participe à la mise en œuvre de cette politique de substitution aux importations.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que le ministre en charge du Commerce a conduit une délégation composée des Directeurs des achats des grandes surfaces, de son cabinet et du Directeur Général du Commerce, au village Graine de Bolokoboue, 12 août 2021.
Cette descente de terrain avait pour objectif de mettre en place, une plateforme vendeurs – acheteurs pour amplifier la présence des produits ‘’Made in Gabon’’ dans les différents centres commerciaux. Selon le ministère du Commerce, «l’efficacité de cette approche nécessite une relation étroite entre les producteurs et les distributeurs afin de garantir une production quantitative et qualitative, conforme aux normes avec l’appui constant de l’administration ».
Pour boucler la boucle, Hugues Mbadinga Madiya a instruit le Directeur général du commerce pour l’organisation d’une séance de contractualisation entre les parties prenantes dans les tout prochains jours.
Pour rappel, la production agricole du Gabon peine à répondre aux besoins de la population. Ce qui contraint le pays à importer une part importante de son alimentation. Ainsi, environ 60% des produits agricoles consommés sont importés pour un coût de près de 550 milliards FCFA par an.
Pour inverser cette médiocre tendance, le Plan d’accélération de la transformation (PAT), mis sur pied par le gouvernement devrait insuffler une nouvelle dynamique au secteur agricole. Dans cette perspective, le pays prévoit de développer des zones agricoles à forte productivité et de promouvoir la transformation et la consommation locales.
Par ailleurs, il est prévu de grands investissements dans le secteur. On annonce par exemple, la mise en place des réformes et mécanismes qui vont permettre de booster la production, la transformation et la consommation locale. Notamment, le développement des zones agricoles à forte productivité. Le tout dans le but de promouvoir la culture de spéculations vivrières comme la banane, le manioc, le maïs, le riz et le soja, et l’élevage (avicole et porcin) à grande échelle.
L’objectif, d’ici 2022, étant d’atteindre une production de 20 000 tonnes de riz, 200 000 tonnes de maïs et soja, 51 000 poulets, 18 000 porcs, 40 000 bovins…



















