Sous l’égide de la CEEAC, un atelier régional de réflexion sur la formalisation et définition des concepts « Forêt », « Déforestation », et « Dégradation des forêts » dans la sous-région se tient actuellement à Brazzaville, au Congo.
Cette rencontre permettra d’édifier les experts du secteur forestier des Etats membres de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sur les concepts forestiers
L’activité est financée par le gouvernement congolais, la CEEAC, l’Union européenne(UE), l’Unesco et WWF. Elle a pour objectif de « contribuer à la levée des contraintes de la participation des produits agro-sylvopastoraux, issus des zones rurales dites forestières au développement durable des pays de la CEEAC, ainsi que leur positionnement sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux ».
Selon les organisateurs, «Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des résultats de la conférence des ministres de la CEEAC, sur le fonds pour l’économie verte en Afrique centrale, tenue à Kinshasa en octobre 2014, et des activités du plan indicatif stratégique moyen terme 2021-2025 du département environnement de ladite commission», indique la presse locale.
Pour Honoré Tabuna, commissaire en charge de l’environnement, agriculture et développement durable de la CEEAC, « Cet atelier technique revêt une double importance pour la commission de la CEEAC. Au- delà des définitions des concepts, il marque le lancement du processus d’accélération de la construction d’une nouvelle économie forestière, une économie forestière durable de l’Afrique centrale, une économie ambitieuse pour démonter, entres autres, les rôles géopolitiques, géostratégiques et géoéconomiques des forêts du Bassin du Congo », indique-t-il.
Les attentes
Procédant à l’ouverture de l’atelier, la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo a décliné les enjeux de cette rencontre. «La tenue de cet atelier permettra d’aboutir à une compréhension commune ainsi qu’à des définitions consensuelles de ces différents concepts », a-t-elle déclaré.
Avant de relever que : «Les forêts du Bassin du Congo sont aujourd’hui considérées comme les moins dégradées de la zone tropicale (par comparaison avec celles des deux autres massifs forestiers tropicaux du monde, notamment l’Amazonie et l’Asie du Sud-Est) ».
Car, selon elle, « Le taux de déforestation enregistré dans la zone forestière d’Afrique centrale est encore très faible». Saluant au passage cette initiative prise par la CEEAC, elle a émis le souhait qu’elle puisse offrir aux pays du Bassin du Congo, l’opportunité de se concerter au-delà des concepts de « Forêt », « Déforestation », et « Dégradation des forêts », sur le lien des marchés cibles et la lutte contre la déforestation.
Quant à Raul Mateus Paula, ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne (UE) au Congo, il estime que la réflexion autour de ces termes forestiers est primordiale afin d’orienter les politiques et les projections économiques vers des solutions durables et responsables. En outre, poursuit-il, l’occasion constitue une opportunité, en vue d’échanger sur les enjeux du développement durable dans la sous-région.
Avec ADIAC



















