Dans ses ‘’Performances économiques de l’Afrique en 2023’’ la Banque africaine de développement (BAD) met en exergue la résilience des économies africaines face à de multiples chocs. Passant au crible, la situation économique du continent, l’Afrique centrale devrait devrait s’en sortir grâce à la conjugaison d’un certain nombre de facteurs.
Pour cette région dominée principalement des pays exportateurs nets de pétrole brut, de minerais et d’autres produits de base tels que le bois, l’institution bancaire panafricaine renseigne que la croissance devrait se modérer à 4,9% en 2023 et se stabiliser à 4,6% en 2024. Cela, grâce à la reprise de la demande mondiale de produits de base et à l’amélioration des conditions intérieures soutenant l’investissement, après les faibles performances induites par la pandémie de Covid-19.
De manière spécifique, la croissance projetée en 2023–2024, sera soutenue en République démocratique du Congo (36 % du PIB de l’Afrique centrale), le pays le plus performant de la région, avec une croissance du PIB réel supérieure à 6 % depuis 2021. Cette croissance a bénéficié de l’augmentation des investissements et des exportations dans le secteur minier.
Le Cameroun et le Congo maintiendront également leur dynamique de croissance, à des taux supérieurs à en moyenne 4 % à moyen terme. En revanche, après une reprise en 2021, la Guinée équatoriale est confrontée à une récession prolongée qui s’étendra jusqu’en 2024, le pays étant aux prises avec une baisse de la production d’hydrocarbures provenant de champs pétroliers opérationnels arrivant à maturité et avec un resserrement des conditions financières mondiales qui entrave les investissements dans de nouveaux champs pétroliers et gaziers.



















