La réunion virtuelle axée sur le thème : « Le label « Made in Central Africa » : Une opportunité pour tirer profit de la ZLECAf en Afrique centrale » tenue le 29 janvier dernier, aura permis de suffisamment lever le voile sur ce concept actuellement présenté comme catalyseur pour la compétitives des économies de la sous – région.
Cette rencontre a été animée par trois principaux intervenants. Il s’agit notamment du Directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Antonio Pedro, de Reine Essobmadje, consultant et spécialiste du digital et enfin, Abel Akara, responsable de la communication (CEA).
A l’occasion, Antonio Pedro a exposé sur la présentation du contexte dudit projet de création du label Made in Central Africa ainsi que son bienfondé. Avant de souligner qu’il devrait permettre de passer du cercle vicieux d’un modèle fragile basé sur l’exportation des matières premières, au cercle vertueux d’un développement caractérisé par une transformation de produits de qualité, et tiré par le commerce sous-régional, continental et global.
Dans ce droit fil, Reine Essobmadje a apporté plus de précisions le projet de création du label Made in Central Africa. Notamment son objectif qui est de piloter le processus et produire ses attributs, y compris la conception de logos, le guide de marque, le site Web dédié, ainsi que de breveter le label pour le compte des autorités contractantes. En clair, Mme Essobmadje a présenté les termes de référence qui définissent les critères de ce label Made in Central Africa.
A son tour, le responsable de la communication (CEA) pour l’Afrique centrale, Abel Akara a fait une présentation dudit concept intitulée : « Comprendre le projet ‘’ Made in Central Africa ‘’ ». Il a ainsi défini les caractéristiques de ce label qui, selon lui, « ne doit pas être confondu à une marque ».
Au titre des avantages, il a indiqué que ce label ‘’Made In Central Africa’’ a des objectifs bien définis. Lesquels consistent à promouvoir les achats locaux / sous régionaux, grâce à un discours pour la fidélité, sur l’attractivité de nos propres produits. A cela s’ajoutent l’obtention des avantages marketing, à l’instar du « Australian Made », dont la campagne a impacté sur la consommation accrue des produits fabriqués localement par 89% des Australiens, la mise en œuvre du label ‘’Made In Central Africa’’ qui devrait également permettre d’encourager les entrepreneurs à mettre l’accent sur la qualité, mais aussi de soutenir les efforts visant à doubler le commerce intra-Afrique centrale (moins de 3%) d’ici 2023 et soutenir la ZLECAf.
Par la même occasion, M. Akara a souligné «que tout entrepreneur/entreprise intéressé avec un certificat d’origine délivré par un organe de la Commission de la CEEAC peut postuler au label « Made in Central Africa » et présenter les principales étapes pour la création du label ».
Des réponses ont également été apportées aux autres points d’attention soulevés par les parties prenantes. Ces points portaient entre autres sur : la définition de la politique qui sous-tend le label « Made in Central Africa », la question de la propriété intellectuelle du label, l’implication des consommateurs dans la valorisation du label, la définition des critères d’accès au label avec superposition des règles d’origine issus des produits d’accord commerciaux. Il a été suggéré de travailler sur le fondement des règles d’origine existantes dans le cadre de la CEMAC et la CEEAC (zones en cours de convergence).
Il en est de même des challenges à prendre en compte issus de l’existence conjointe des règles nationales ou règles d’origine liées à la ZLECAf, l’implication des Etats membres en particulier via la CEEAC et la CEMAC, l’alignement avec le Plan directeur d’industrialisation et de diversification économique en Afrique centrale, l’implication des entités nationales (agences des normes et qualité, agences de promotion des investissements), la prise en compte de la réforme de l’Union africaine sur les règles d’origine et la coexistence des labels nationaux et d’un label régional qui ont également été évoqués.































