Le Programme gabonais d’évaluation de la conformité (PROGEC) est source de l’ambiance morose qui prévaut entre la Confédération patronale gabonaise (CPG) et l’Agence gabonaise de normalisation (AGANOR).
Pour démêler l’écheveau, le 29 décembre dernier, le ministre du Commerce, des PME et de l’Industrie, Hugues Mbadinga Madiya a convoqué les deux parties pour séance de travail. Selon les notes ministérielles, « cette rencontre, a permis de poser les jalons d’une réflexion concertée AGANOR/CPG avec pour mission le réexamen pour sa mise en œuvre, de l’arrêté du PROGEC, portant sur l’entrée en vigueur des contrôles sur l’évaluation de la conformité ». Pour rappel, selon cet arrêté, les opérations de contrôle étaient censées entrer en vigueur au mois de septembre dernier, mais pour des raisons d’adaptation, elles ont été renvoyées au mois de janvier prochain. Par ailleurs, malgré ce renvoi, il existe toujours des points de désaccord entre les différentes parties.
A preuve, le 04 décembre dernier, en marge d’une séance de travail préparatoire des activités de fin d’année, du bureau exécutif de la CPG, le président Alain Ba Oumar avait vertement remis en question, les qualités des contrôles de conformité aux normes de l’Aganor. « L’Aganor n’a pas de laboratoires localement. Son action repose sur des mandataires internationaux, qui font des contrôles et des analyses à l’étranger », s’était-il interrogé. Avant de lancer une invite à l’agence de revoir son approche.
« Comment allez-vous contrôler de la marchandise qui vient par exemple du Cameroun ou du Sénégal si vous n’avez pas de laboratoires au Gabon, si vous ne faites aucun effort pour vous doter de ces laboratoires ? Donc, il faut que l’Aganor cesse de vivre sur une sorte de rente basée sur des commissions qui viennent de ces mandataires et qu’elle se mette au travail pour débloquer la compétence locale. Ce qui leur permettra de faire de vraies analyses au lieu de se reposer sur des mandataires légaux qui encaissent de l’argent et créent de l’emploi à l’étranger », avait-il préconisé.
Malgré tout, les différentes parties ont salué les efforts de conciliation du ministre Mbadinga Madiya. En effet, « cette nouvelle séance de travail aura été nécessaire pour réexaminer à nouveau, les points de divergences et les mécanismes permettant un déploiement harmonieux du dispositif de mise en conformité aux normes au Gabon». Rendez-vous a, de ce fait été pris pour une prochaine séance de travail qui devrait probablement permettre de trouver de commun accord, une date qui convienne à toutes les parties pour le démarrage desdits contrôles.






























