La cellule des experts devant mener le processus de rationalisation de la CEMAC et de la CEEAC, a tenu ses travaux le 9 novembre 2020, par visioconférence.
Réunis au sein du Comité de pilotage des Communautés économiques régionales d’Afrique centrale (COPIL CER-AC), les représentants des pays de la CEMAC et de la CEEAC ont examiné les avants projets de textes juridiques qui organisent la rationalisation de ces deux CERs d’Afrique centrale.
Durant ces travaux, le Directeur régional de la Commission économique africaine (CEA) pour l’Afrique centrale, Antonio Pedro, a réaffirmé l’engagement de l’institution onusienne à accompagner le processus de rationalisation en cours entre la CEMAC et la CEEAC. Avant de soutenir que ce processus devrait permettre à la sous-région, de parler d’une seule voix, audible et claire, et de s’inscrire dans une nouvelle dynamique d’intégration régionale.
Quant au président de la Commission de la CEMAC, le Pr Daniel Ona Ondo, il a situé les experts sur l’importance des assises. Il a, de ce fait, présenté les trois raisons principales de l’examen des avant-projets de textes juridiques.
En premier lieu, il a insisté sur l’amélioration significative de la compétitivité des économies de l’Afrique centrale. En second lieu, il s’agit de la réduction du gap infrastructurel qui est une des causes de la faible intégration de la sous-région. Et, en troisième lieu, la rationalisation des deux CERs permettra d’unir les efforts, de capitaliser les expériences acquises et de rendre plus effective la libre circulation des hommes, des biens et des services.
Ensuite, le président de la Commission a relevé « les actions positives et les réalisations notables » de la CEMAC, qui ne vient pas les mains vides dans le processus de fusion – constitution avec la CEEAC. Sur ce point, Daniel Ona Ondo a relevé que « La CEMAC a progressé à grand pas vers la construction d’un marché commun par la mise en place d’une Union douanière avec l’institution d’un tarif extérieur commun, la libre circulation et le doit d’établissement des professions libérales. Egalement, la CEMAC a aussi fortement progressé dans le domaine de la surveillance multilatérale et la mise en cohérence des politiques budgétaires nationales avec la politique monétaire commune ».
Après ce tableau reluisant, le Pr Daniel Ona Ondo n’a pas omis d’insister sur « les forces d’inertie et insuffisances » qui pénalisent la bonne marche vers l’intégration. Les principaux écueils étant le communautarisme, l’insuffisance des ressources financières dédiées à la communauté et la qualité des ressources humaines. Ainsi, il a conclu en affirmant que « La réussite de la nouvelle communauté résultera de la prise en compte des atouts sus mentionnés et du renoncement à certaines insuffisances et de la résolution de certains défis ».





























