A l’instar des autres pays de la sous-région, le Gabon a du mal à mettre en œuvre, soutenabilité de la masse salariale appréciée sous l’angle de la norme communautaire sous le seuil de 35% des recettes fiscales, et inscrite dans les critères de convergence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Au Gabon, le ratio masse salariale rapportée aux recettes fiscales totales est en nette amélioration. Il s’élève à 50,7% en 2019, après 73,3% en 2018 et 95,1% en 2017. Cela, suite aux mesures courageuses prises au sortir du séminaire gouvernemental de mai 2018, visant la maîtrise de la masse salariale. Notamment la mise sous bons de caisse en juillet 2018 de l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat, la mise en retraite systématique des agents ayant atteint la limite d’âge ainsi que la réduction de la taille des cabinets présidentiel et ministériels ayant engendré une économie cumulative de la masse salariale de près de 28 milliards en 2019.
D’autre part, la baisse de ce ratio a été portée également par les vigoureuses mesures visant le renforcement des recettes budgétaires non pétrolières ainsi que l’embellie dans le secteur pétrolier ayant permis un accroissement substantiel des recettes fiscales totales de 11,9% en 2018 et 41,9% en 2019.
Par ailleurs, la masse salariale rapportée aux recettes fiscales a connu une hausse particulière entre 2013 et 2016 portées par la mise en œuvre de bon nombre de mesures entre 2013 et 2015 qui ont eu pour effet de porter la masse salariale de 514,6 milliards en 2012 à 714,7 milliards en 2015 et à 730,9 milliards en 2016.
Au nombre de ces mesures, les plus significatives ont consisté en: la motivation des administrations de l’éducation par le paiement mensuel de la Prime d’Incitation à la Fonction d’Enseignant (PIFE), l’élargissement de la Prime d’Incitation à la performance (PIP) à l’ensemble des fonctionnaires et surtout l’entrée en vigueur en juillet 2015 du nouveau système de rémunération.






























