Selon la Banque centrale, la gestion des finances publiques des Etats de la CEMAC se poursuivrait en droite ligne des engagements pris dans le cadre des programmes d’ajustement signés et en cours de signature avec le Fonds monétaire international (FMI).
Ainsi, la situation des finances publiques continuerait de se consolider en 2019, l’excédent prévisionnel du solde budgétaire, base engagements, dons compris, se situerait à 0,8 % du PIB en 2019, contre – 0,3 % du PIB en 2018.
Cette dynamique est à mettre en lien avec l’accroissement des recettes publiques, tirant principalement profit de la bonne tenue des activités pétrolières.
Par pays, pour les excédents budgétaires le Congo enregistrerait + 7,6 % du PIB après 5,3 % du PIB en 2018), la RCA, 2,2 % du PIB contre 0,4 % du PIB en 2018), la Guinée Equatoriale, + 2,9 % du PIB contre 0,1 % du PIB en 2018) et le Gabon,+ 1,7 % du PIB contre – 1,4 % du PIB en 2018). En revanche, les déficits seraient observés au Cameroun (- 2,4 % du PIB après – 2,3 % en 2018) et au Tchad (- 0,3 % du PIB contre + 0,1 % du PIB en 2018)
Les grandes tendances prévisionnelles des finances publiques en 2019 seraient les suivantes :
– une hausse des recettes budgétaires de 2,7 % à 9 358,8 milliards, tirée par l’accroissement des recettes non pétrolières de 4,3 % à 5 530,0 milliards et par la progression des recettes non pétrolières, en augmentation de 4,8 % à 5 049,7 milliards ;
– une baisse des dépenses budgétaires de 3,5 % à 9 319,3 milliards, en relation avec le repli des dépenses courantes de 0,2 % à 6 646,8 milliards conjugué avec un recul des dépenses en capital ;
– une progression de l’excédent du solde primaire qui passerait de 2,5 % du PIB en 2018 à + 3,8 % du PIB en 2019, et iv) un solde budgétaire base engagements, dons compris, qui deviendrait excédentaire de 39,5 milliards (+ 0,8 % du PIB en 2019), après un déficit de 176,5 milliards (- 0,3 % du PIB en 2018).
S’agissant de l’endettement public, le ralentissement anticipé du rythme d’accroissement de la dette publique pourrait se ralentir. En effet, l’encours de la dette publique devrait se situer à 48,4% du PIB (dont respectivement 33,5 % pour la dette extérieure et 14,9 % pour la dette intérieure), contre 52,5 % du PIB un an plus tôt.
En revanche, le ratio du service de la dette publique extérieure sur les recettes budgétaires passerait de 15,4 % en 2018 à 22,1 % en 2019, et celui du service de la dette publique extérieure rapporté aux exportations de biens et services de 7,7 % en 2018, à 11,0 % en 2019.




























