La redynamisation du secteur minier gabonais est véritablement en marche. Elle s’inscrit dans un contexte de relance du secteur extractif impulsé par le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui nguema. Le tout addossé au Plan National de Croissance et du Développement (PNCD) 2026-2030, porté par les hautes orientations du président de la République.
A l’instar des autres projets miniers recensés, celui de M’Bilan s’impose comme l’un des piliers de la stratégie d’industrialisation du Gabon. Présenté au ministre des Mines et des ressources géologiques Sosthène Nguema Nguema, par le groupe chinois Zhongning récemment traduit une ambition claire : passer d’une logique d’exploitation brute à une transformation locale des ressources.
Présent au Gabon depuis plus de vingt ans, Zhongning dispose d’une solide expérience du secteur minier national. Déjà actif dans le manganèse, le groupe amorce un virage stratégique vers le fer. Le gisement de M’Bilan, situé entre l’Estuaire et le Woleu-Ntem, affiche des indicateurs prometteurs avec plus de 640 millions de tonnes de ressources estimées, une teneur moyenne de 66 % et un potentiel polymétallique incluant des indices aurifères.
Pour soutenir son développement, l’entreprise mise sur des partenariats avec des groupes sidérurgiques chinois, avec des investissements évalués entre 80 et 360 millions de dollars. Elle prévoit également une logistique autonome comprenant une route dédiée de 93 kilomètres, un transport fluvial par barges et une exportation maritime à grande capacité, afin de contourner les contraintes du réseau ferroviaire national.
Le calendrier prévoit une étude de faisabilité et un permis d’exploitation en 2026, pour un démarrage de la production en 2028 à hauteur de cinq millions de tonnes par an. À terme, plus de 2 000 emplois pourraient être générés. Au-delà de ses performances techniques, M’Bilan incarne une nouvelle orientation du secteur minier gabonais, fondée sur la transformation locale, l’intégration des chaînes de valeur et le renforcement de la souveraineté industrielle.
Pour la bonne gouverne, les ambitions stratégiques du Gabon pour le secteur minier définies dans le Plan national de croissance et de développement (PNDC)sont désormais clairs. Il s’agit pour le gouvernement, de valoriser durablement les ressources minières du pays en développant la transformation locale des minerais et la production de matériaux de construction. Cela, afin de soutenir l’industrialisation, créer des emplois qualifiés, générer de la valeur ajoutée et favoriser une croissance économique inclusive et durable.
L’autre objectif visé dans des projets intégrés de transformation locale des minerais est d’accroître de manière significative la part des minerais transformés sur le territoire national, afin de positionner le Gabon comme un hub mé- tallurgique. Cette ambition se traduit par le développement de nouvelles grappes industrielles et l’installation d’unités dédiées à la production d’alliages à forte valeur ajoutée, principalement le ferromanganèse et le silicomanganèse. Trois zones d’implantation structurent cette stratégie, dans un premier temps : la province du Haut- Ogooué, avec le cluster Moanda – Franceville ; la province de l’Estuaire et la province de la Nyanga.


















