Du 25 février au 6 mars 2026, une mission des services du Fonds monétaire international (FMI) séjournera à Libreville. Tous les signaux indiquent à cet effet que les échanges entre les fonctionnaires de Bretton Woods et les autorités gabonaises au cours de cette mission, porteront sur la demande officielle du pays en vue d’un nouveau programme de financement. L’annonce a été faite par un porte-parole du Fonds monétaire international (FMI) à Reuters ce mercredi 18 février 2026.
Il convient de rappeler que l’optimisme du marché, concernant un éventuel programme du Fonds monétaire international a soutenu les obligations gabonaises libellées en dollars échéant en février 2031, qui sont passées de 76,75 cents pour un dollar le 20 janvier à 86 cents mercredi.
En outre, l’engagement du FMI avec les autorités gabonaises reste étroit, a poursuivi le porte-parole, précisant que ses équipes évalueront les récents développements économiques et discuteront des priorités en matière de politique et de réformes lors de leur visite. « Les autorités gabonaises ont annoncé leur intention de travailler en vue d’un programme soutenu par le FMI. Des discussions techniques sont en cours, mais nous n’avons pas encore reçu de demande officielle », a poursuivi le porte-parole.
Des pressions sur la dette
Après plusieurs faux départs et des inquiétudes persistantes concernant la pression de la dette, l’incertitude demeure. « Ce serait positif de les voir avancer concrètement vers un accord de principe plus tangible avec le FMI ou des discussions plus substantielles. Nous attendons donc avec impatience le résultat de cette mission », a quant à lui indiqué, Giulia Pellegrini, responsable de portefeuille pour la dette des marchés émergents chez Allianz Global Investors.
Pour rappel, Fitch a abaissé la note de défaut à long terme en devises du Gabon à « CCC- » contre « CCC » en décembre, et son analyste Jose Mantero a indiqué que les problèmes de dette restaient importants. « Le Gabon n’a pas accès au marché international. Le financement domestique devient également de plus en plus difficile en raison de la politique budgétaire expansionniste non soutenable du pays », a-t-il expliqué.
Selon M. Mantero, « un programme du FMI renforcerait le profil de crédit du Gabon en apportant des sources identifiables de financement en devises étrangères, en permettant de mobiliser un soutien supplémentaire du secteur officiel et en établissant un ancrage budgétaire pour le pays », a –t-il indiqué.



















