Présent à la conférence Mining Indaba au Cap, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema a fait d’importantes annonces sur le secteur minier gabonais et singulièrement sur le processus de transformation du minerai de manganèse localement au Gabon. Cela, non sans présenter la vision du pays qui consiste à renforcer son attractivité minière, à promouvoir la valorisation locale du manganèse et à accélérer le développement des infrastructures énergétiques.
Dans sa sortie, il a tenu à préciser les choses. Dans ce cadre, il a indiqué que les pénuries d’énergie ne seront pas acceptées comme justification pour ne pas respecter l’interdiction d’exportation de manganèse brut prévue en 2029 dans le pays. Le membre du gouvernement écartait ainsi les avertissements du secteur selon lesquels, les contraintes énergétiques pourraient retarder la construction des raffineries.
Deuxième producteur mondial de manganèse, utilisé dans la fabrication de l’acier et de plus en plus dans les batteries de véhicules électriques, le Gabon a introduit cette politique l’année dernière, afin de diversifier son économie après des décennies d’exportation de minerai brut, rejoignant ainsi d’autres États africains désireux de tirer davantage de valeur de leurs ressources minières.
Les coupures d’électricité sont fréquentes dans ce pays d’Afrique centrale, entravant l’expansion d’une industrialisation énergivore. Les sociétés minières présentes dans le pays, dont le français Eramet, se sont dites prêtes à coopérer avec le gouvernement sur les nouvelles règles de raffinage, tout en soulignant que les limitations énergétiques restent un défi.
Durant cette communication, Sosthène Nguema Nguema a également affirmé que des technologies alternatives ont démontré que les préoccupations liées à l’énergie ne devraient plus constituer un obstacle. « L’énergie est un faux débat », a-t-il déclaré. Et de poursuivre, « Certains opérateurs ont déjà prouvé que des procédés permettent de réduire la consommation d’énergie de 40 à 60 %. Nous n’attendons donc pas que l’énergie soit un motif de non-respect en 2029. ».
Calendrier détaillé
Le Gabon a exporté 9,4 millions de tonnes métriques de manganèse en 2024, en baisse de 5,3 % par rapport à l’année précédente, selon les données officielles. La majorité est exportée à l’état brut. Le membre du gouvernement a par ailleurs indiqué que tous les exploitants de manganèse doivent soumettre des calendriers de mise en œuvre détaillés et démontrer des progrès mesurables vers la conformité.
« Nous fournissons le soutien administratif nécessaire aux entreprises, mais la responsabilité de respecter l’échéance leur incombe », a-t-il réitéré, soulignant que l’échéance de 2029 était non négociable. Avant d’ajouter que la crise de gouvernance chez Eramet, qui contrôle la filiale gabonaise, Comilog opérateur de la plus grande mine de manganèse du monde à Moanda, ne doit pas affecter sa conformité.
« Eramet doit se conformer comme tout le monde. » La décision d’Eramet du 1er février de limoger sa directrice générale ne modifie pas la stratégie du groupe et n’est pas liée à ses activités au Gabon, a indiqué Eramet dans un courriel, refusant de commenter davantage.
Ultimatum
Sosthène Nguema Nguema a également fait l’annonce que le Gabon attend l’entrée en production cette année de deux nouvelles mines : Milingui et Baniaka, des mines de minerai de fer, dans le cadre d’une stratégie d’expansion du secteur. Il a prévenu que les entreprises qui ne démarreront pas la construction ou la production perdront leur licence. Un avertissement a enfin été lancé à tous, « Ceux qui promettent d’ouvrir des mines en 2026 et qui ne tiendront pas parole au 31 décembre seront invités à quitter le pays », a-t-il déclaré
Ultimatum
Sosthène Nguema Nguema a également fait l’annonce que le Gabon attend l’entrée en production cette année de deux nouvelles mines : Milingui et Baniaka, des mines de minerai de fer, dans le cadre d’une stratégie d’expansion du secteur. Il a prévenu que les entreprises qui ne démarreront pas la construction ou la production perdront leur licence. Un avertissement a enfin été lancé à tous, « Ceux qui promettent d’ouvrir des mines en 2026 et qui ne tiendront pas parole au 31 décembre seront invités à quitter le pays », a-t-il déclaré.


















