Les prochains jours s’annoncent cruciaux et décisifs pour l’économie gabonaise. Alors que le pays multiplie les échanges avec le Fonds monétaire international, en vue de la mise en place d’un nouveau programme économique, le gouvernement a également engagé des discussions avec la Banque mondiale pour obtenir un prêt d’un montant de 500 millions de dollars destiné à soutenir l’économie. A en croire le rapport de Bloomberg, publié le jeudi 29 janvier 2026, citant des sources proches du dossier.
Selon a même source, une réunion aurait eu lieu mardi 27 janvier entre des responsables gouvernementaux et des représentants de l’institution basée à Washington. Une délégation du gouvernement gabonais devrait se rendre à Washington dans les prochaines semaines pour poursuivre les discussions.
Cette information intervient alors que Libreville entretient des échanges réguliers avec le Fonds monétaire international (FMI), plus de deux ans après la suspension de son dernier accord. D’après le gouvernement, un nouveau programme économique de croissance sera mis en œuvre entre les deux partenaires.
Sur le plan économique, la Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance du Gabon sur la période 2025-2027, avec un taux estimé à 2,4 % contre 2,9 % en 2024, tiré par les secteurs du bois, des minéraux et de l’agriculture. Toutefois, ces perspectives restent vulnérables aux fortes incertitudes mondiales telles que les restrictions commerciales et la fluctuation des prix du pétrole.
Fortement dépendant du pétrole, la production pétrolière du Gabon devrait baisser de 2025 à 2027, respectivement de -2,1 %, -5,8 % et -2 %, selon les prévisions de la Banque mondiale. Elle ajoute que cette baisse sera aggravée par la chute des prix mondiaux du pétrole, attendus autour de 60 $ le baril en moyenne sur la période, contre 80 $ en 2024.
Par ailleurs, le pays fait face à une augmentation de sa dette, estimée à environ 80,4 % du PIB en 2025 contre environ 72,9 % en 2024, et pourrait poursuivre sa hausse dans les années suivantes, en raison des déficits budgétaires persistants, selon l’agence de notation Fitch Ratings.
Des réformes sont nécessaires. La Banque mondiale insiste notamment sur la nécessité d’un assainissement budgétaire rigoureux ainsi que d’une gouvernance publique renforcée. Notons qu’une mission du FMI est également attendue au Gabon ce mois en cours. Elle devrait permettre d’évaluer l’évolution macroéconomique et budgétaire du pays ainsi que les réformes économiques et de politiques publiques.



















