« Qui paie ses dettes s’enrichit ». Le Gabon semble faire sien, cet adage populaire qui préconise et en même temps, traduit l’importance du règlement des obligations financières afin de se départir du poids celles-ci. L’initiative placée sous la férule du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, témoigne de l’engagement de l’Etat gabonais à honorer ses engagements envers ses partenaires financiers.
En effet, le gouvernement gabonais vient de procéder au versement d’un montant de 39 milliards de francs CFA au titre de sa dette. Ce montant se répartit entre la Chine (China Construction Bank) avec 24 milliards de FCFA et 15 milliards de FCFA pour la Banque africaine de développement (BAD). Pour rappel, la China Construction Bank finance plusieurs projets au Gabon, notamment dans les infrastructure. Tandis que la BAD appui à la diversification de l’économie gabonaise, le secteur des infrastructures ainsi que le programme d’alimentation en eau.
Les bons comptes font de bons amis
Le service de la dette est une préoccupation majeure du gouvernement gabonais. Il témoigne de la volonté de l’Etat à garder sa crédibilité et, in fine, d’élargir son portefeuille de créanciers. Car, selon les notes de la Direction générale la dette (DGD), le service réalisé sur la dette publique à fin octobre 2025, se chiffre à 1736,847 milliards de FCFA.
De manière détaillée, le service extérieur s’établit à 617,769 milliards de FCFA. Il est réparti entre 465,784 milliards de FCFA de remboursements et 151,985 milliards de FCFA d’intérêts. Quant au service intérieur, il affiche à 1119,078 milliards de FCFA au compteur, avec 964,642 milliards de FCFA de capital, et 154,437 milliards de FCFA d’intérêts.
Dans le cadre de ce service de la dette, pour la fin de l’année, le gouvernement table sur un montant de 2 059,224 milliards de FCFA, contre une prévision initiale de 1 494,736 milliards de FCFA. Il comprendrait 718,207 milliards de FCFA au titre du service extérieur et 1 341,018 milliards de FCFA pour le service intérieur. Soit un écart de 564,488 milliards de FCFA qui s’explique principalement par les opérations de syndication et MOUELE effectuées sur le marché régional.



















