La croissance économique du Gabon s’est accélérée en 2024 pour s’établir à 3,2%, contre 2,2% en 2023. Du côté de l’offre, cette évolution a été portée aussi bien par le secteur pétrolier que par le secteur non pétrolier, avec des croissances de 1,0% et 2,3%, contre 2,5% et -0,2% en 2023, respectivement. L’embellie du secteur hors pétrole a découlé du redressement de l’activité dans les secteurs primaire et secondaire, dont les taux de croissance se sont situés à 2,1% et 7,0%.
La bonne tenue du secteur primaire a été imputable au soutien des activités de l’agriculture vivrière et de l’élevage et pêche, en dépit du déclin des activités de la sylviculture et de l’exploitation forestière, attribuable à la forte baisse de la production forestière qui a pâti de la baisse de la demande exprimée par les industries du bois. La performance des activités du secteur secondaire a été portée par le dynamisme des BTP, des branches du raffinage et des industries agro-alimentaires, tandis que celle des industries du bois, et des autres industries ont connu une décélération.
L’achèvement de certains projets et l’accélération de la construction de certaines infrastructures, au rang desquelles la cité administrative, ont également soutenu les activités des BTP. Les activités du secteur tertiaire, quant à elles, se font fortement dégradées avec une croissance négative de 4,1% en 2024 comparé à -0,1% une année plus tôt. Elles ont notamment souffert de la contre-performance des activités dans les services bancaires et des assurances.
Du côté de la demande, la croissance a continué à être tirée en 2024 par la demande intérieure, avec un apport à sa formation à concurrence de 1,6 point. A la différence des années 2022 et 2023 où la demande intérieure a été tirée par les dépenses de consommation, elle a été portée en 2024 par les investissements, notamment dans le secteur pétrolier.
Les investissements ont contribué à la croissance à hauteur de 3,4 points en 2024. Les dépenses de consommation, quant à elles, ont eu un apport négatif à la croissance en 2024 après le dernier enregistré en 2020, année fortement marquée par la crise engendrée par la pandémie de Covid-19. Elles ont contribué à la croissance à hauteur de -1,9 point, en relation principalement avec la baisse de la consommation privée en volume. Cette dernière catégorie de consommation a participé négativement à la formation de la croissance à hauteur de 5,3 points.



















