Considérée comme un secteur à fort potentiel de développement, la filière café-cacao bénéficie d’une attention particulière du gouvernement. Dans ce cadre, tous les moyens sont mis en œuvre en vue de sa relance. Dans cette dynamique, une délégation technique ivoirienne de haut niveau composée des responsables du Centre national de recherche agronomique (CNRA) et du Conseil Café-Cacao (CCC) vient de séjourner à Libreville. Elle était conduite par Dr Jean Louis KONAN, le Directeur de la recherche et de l’innovation, CNRA) et le Dr Pierre Walet NGUESSAN, chef de programme cacao, CNRA.
Cette mission s’inscrit dans le cadre d’une lettre d’intention tripartite signée en février 2025 entre la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) du Gabon, le Conseil du café-cacao de Côte d’Ivoire et le Centre national de recherche agronomique de Côte d’Ivoire.
Elle avait pour objectif principal, la mise en place d’un protocole d’accompagnement de la relance des filières café et cacao, impulsée par une volonté politique affirmée au plus haut niveau. Dans ce cadre, la délégation a ainsi eu des entretiens fructueux échanges avec le Directeur Café-Cacao de la Caistab du Gabon, OSSYBA Audran, ainsi qu’avec le Secrétaire exécutif de l’Agence des cafés robusta d’Afrique et de Madagascar (Acram), Ismaël Ndjewe Ndomba.
Appréciant cette initiative soutenue par la Caistab à sa juste valeur, Ismaël NDJEWE NDOMBA a indiqué qu’elle constitue « un modèle inspirant pour l’ensemble des membres de l’ACRAM en particulier et pour l’Afrique en général. Elle illustre comment la coopération Sud-Sud peut concrètement contribuer au développement des filières café et cacao en Afrique ».
Et c’est dans ce cadre, a-t-il poursuivi, que « l’Agence des cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar (ACRAM) encourage et facilite ce type de partenariats bilatéraux qui renforcent les capacités de production et la compétitivité des Robusta africains à travers la mutualisation des connaissances et le transfert de technologies innovantes ».
M. Ndjewe Ndomba a également tenu à renouveler au CNRA ses encouragements pour son leadership au sein du Comité coopération et transfert des technologies qui se veut la plateforme d’échanges d’expertises scientifiques et technique de l’ACRAM. Non sans rappeler que, « Quand les pays partagent leurs succès, c’est tout un continent qui avance ».
Somme toute, cette mission de la délégation ivoirienne à Libreville laisse augurer de perspectives favorables pour la filière café gabonaise en pleine relance significative. Car, elle se caractérise aujourd’hui par une hausse spectaculaire des ventes (+300%) en 2024, grâce aux politiques de soutien du gouvernement (Caistab), incluant formations, incitations et amélioration de l’accès aux marchés.
Malgré un regain d’intérêt des producteurs et des résultats encourageants, la filière reste fragile, avec des volumes encore modestes, et des défis persistent concernant la modernisation des techniques et la structuration des producteurs pour atteindre une production de qualité et une autosuffisance.
Pour rappel, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Côte d’Ivoire a été créé en 1998, suite à la dissolution de plusieurs structures de recherche (IDEFOR, IDESSA, CIRT). Il a pour but de mieux coordonner la recherche agronomique afin d’obtenir de meilleurs résultats.
Quant au Conseil café-cacao (CCC), créé par l’ordonnance N°2011-481 du 28 décembre 2011, il est l’organe chargé par l’Etat ivoirien de la régulation, de la stabilisation et du développement de filière du café et du cacao en Côte d’Ivoire



















