La réforme des finances publiques initiée par le gouvernement gabonais bat son plein. C’est d’ailleurs dans cette ambition de doter le pays d’une gestion orthodoxe et rigoureuse de ses ressources, que le gouvernement a lancé l’implémentation du Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFiP), sous le pilotage du ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, Henri-Claude Oyima.
Ce 2 décembre 2025, au cours d’une séance de travail présidée par le Directeur général du budget, Wilfried Nzamba Mangala, les fonctionnalités du module budget destiné à être intégrées au SIGFiP ont été présentées aux inspecteurs de services, Directeurs centraux des affaires financières (DCAF), Directeurs métiers, ainsi qu’à l’ensemble de leurs collaborateurs. Il s’agit notamment de la digitalisation de l’ensemble des processus et des procédures de la chaîne des recettes jusqu’à la dépense publique.
Toujours à la faveur de cette réunion, Wilfried Nzamba Mangala est revenu sur les atouts, les enjeux ainsi que le bien-fondé de ce nouveau concept. « L’importance du SIGFIP, en tant que nouvel outil intégré de gestion des finances publiques, s’inscrit dans la vision de moderniser et de restructurer nos méthodes de travail, nos processus et, in fine, d’atteindre l’orthodoxie budgétaire qui demeure l’un de nos objectifs prioritaires », a-t-il indiqué. L’initiative se veut donc hautement stratégique à la Direction générale du budget. Car, c’est l’administration qui assure l’exécution de la politique du gouvernement en matière de budget, de gestion financière et comptable de l’Etat.
Il convient également de noter que, le SIGFiP est un projet de haute importance pour le Gabon. Parmi les fonctionnalités devant être déployées à compter de début janvier 2026, figurent entre autres : la centralisation des recettes (Impôts et Douanes) ; l’exécution des dépenses budgétaires (fonctionnement, investissement et dette) ; la gestion des marchés publics et l’exécution des recettes non fiscales. Le projet SIGFiP permettra en outre, de centraliser l’ensemble des paiements fiscaux, non fiscaux et douaniers sur une plateforme unique de l’Etat, adossée au Trésor Public.
L’on indique tout aussi que la mise en place de cette plateforme unique de télépaiement des recettes publiques offrira plusieurs bénéfices majeurs. A savoir, la simplification pour les contribuables pour toutes les obligations envers l’Etat ; la visibilité en temps réel sur les paiements en cours ; le rapprochement bancaire automatisé et la génération de quittance unique par le Trésor. Elle sera également un outil de travail commun pour les agents du Trésor public, des Impôts et des douanes. Cela, avec la rationalisation technique grâce à une interface unique entre l’Etat et les partenaires bancaires et opérateurs de paiement électronique.



















