Le Fonds monétaire international (FMI) vient de publier son tableau de bord de ses créanciers pour le mois de novembre 2025. Au niveau de la CEMAC, le pays de Paul Biya, arrive en tête avec une ardoise de 1 230 270 000 dollars. Il est suivi du Tchad avec 456 783 000 dollars.; du Gabon, 395,060,000 de dollars ; du Congo, 349 920 000 de dollars ; de la RCA, 225 080 900 de dollars. C’est la Guinée Equatoriale qui boucle ce classement avec 45,590,251 de dollars.
Au niveau continental, la palme d’or est détenue par le Sénégal de Bassirou Diomaye Faye qui mène depuis quelques temps, des négociations étroites avec le Fonds après avoir découvert plus de 11 milliards de dollars de dette publique auparavant dissimulée et liée à une administration précédente.
Une révélation qui a incité l’institution de Brettons Wood à suspendre son programme de 1,8 milliard de dollars et à exiger une dérogation pour fausse déclaration de dette avant d’effectuer tout paiement futur. Il faut dire que l’exemple du Sénégal illustre un dilemme plus vaste auquel sont confrontés les pays africains qui dépendent fortement du soutien du FMI.
Dans ce classement, le Sénégal est suivi de la Cote d’Ivoire qui affiche des créances de 3,083,007,108 dollars ; du Kenya (2,955,969,067 dollars) ; de l’Angola (2,660,908,340 dollars) et du Ghana dans le Top 5, avec 2,583,583,500 dollars.
Il est de notoriété publique que les gouvernements africains sollicitent souvent l’aide du FMI pour faire face aux défis économiques auxquels ils font face. Toutefois, alertent les économistes, une forte dépendance aux prêts du FMI peut entraîner des exigences politiques strictes, un contrôle accru des marchés et une flexibilité politique intérieure limitée.
Sur un tout autre aspect, le maintien d’une dépendance excessive aux financements du FMI peut créer un cycle d’endettement qui nuira à la stabilité économique et réduira les ressources disponibles pour les besoins essentiels du développement.
Par ailleurs, les pays fortement endettés auprès du FMI risquent aussi de voir leurs coûts d’emprunt augmenter de manière inattendue si les évaluations des programmes sont retardées ou si les objectifs ne sont pas atteints. Sans oublier que l’augmentation des coûts du service de la dette entraîne une diminution des ressources disponibles pour des besoins essentiels tels que la santé, les infrastructures et l’industrialisation.
Le tableau de bord de la dette des pays de la CEMAC auprès du FMI en novembre 2025




















