L’équipe multisectorielle de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Afrique centrale se réunit à Libreville, du 18 au 20 novembre 2025. Cette rencontre est placée sous le thème : « Résilience climatique à travers la gestion durable des ressources naturelles ».
Selon le bureau de la FAO en Afrique centrale, cette rencontre procède de la menace des effets dévastateurs et nocifs du changement climatique sur les moyens de subsistance des populations, en particulier des communautés rurales fortement dépendantes des écosystèmes naturels pour leur sécurité alimentaire et nutritionnelle, leur accès à l’eau, à l’énergie et à d’autres services écosystémiques.
Lesquels se traduisent par une variabilité accrue des précipitations, des épisodes de sécheresse prolongée, des inondations fréquentes, la perte de la biodiversité, la dégradation des terres et une insécurité alimentaire et nutritionnelle perpétuelle.
Pour juguler de cette crise climatique, la FAO préconise une coopération régionale cohérente, coordonnée et multidisciplinaire. Ce qui, selon elle, suppose une synergie entre les États, les institutions régionales, les communautés scientifiques, les acteurs du développement, le secteur privé et la société civile.
C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’est convoquée cette réunion sous-régionale multidisciplinaire. Elle vise donc à rassembler les acteurs clés de la région Afrique centrale autour d’une réflexion multidisciplinaire, afin d’échanger sur les approches, les bonnes pratiques, les défis communs, la co-construction de solutions durables adaptées aux réalités locales et les opportunités de coopération en matière de résilience climatique.
Cette rencontre permettra également d’arrimer la région aux cadres et échéances clés (ODD/Agenda 2030, Agenda 2063, CDN/NDC, Neutralité en dégradation des terres/NDT, Cadre mondial pour la biodiversité, Sendai, initiatives forestières et de restauration).
Trois objectifs sont ainsi ciblés : le principal porte sur le renforcement de la coordination, la coopération régionale et les capacités multisectorielles des acteurs d’Afrique centrale en matière de résilience climatique à travers la promotion d’une gestion durable et intégrée des ressources naturelles.
Les outres objectifs plutôt spécifiques, permettront d’identifier les impacts du changement climatique sur les ressources naturelles et la production alimentaire ; partager les innovations, les approches endogènes, les bonnes pratiques en matière d’adaptation, d’atténuation et de gouvernance ; renforcer la synergie entre les disciplines (agronomie, foresterie, hydrologie, climatologie, gouvernance, etc.) et les pays de la sous-région pour améliorer la gouvernance environnementale inclusive et participative aux niveaux national et transfrontalier.
Il s’agira également de promouvoir l’inclusion du genre et des jeunes dans la gestion des ressources naturelles et dans le développement de chaines de valeur associées ; de mettre en place un agenda de résilience systémique, où la gestion durable des ressources naturelles sert de colonne vertébrale aux politiques de mitigation, d’adaptation, de croissance verte, d’équité et de stabilité et de renforcer la conscience collective de l’Afrique centrale dans la protection et la valorisation des bassins du Congo et du Lac Tchad à travers la lutte contre les changements climatiques.
Plusieurs sous-thèmes meubleront les travaux. Il s’agit entre autres de la modification des régimes pluviométriques ; l’érosion et appauvrissement des sols ; la raréfaction et pollution des ressources hydriques ; la dégradation des forêts et la perte de biodiversité et baisse de productivité agricole.
Les résultats attendus portent sur la mise en en place et l’implémentation de politiques et actions visant une compréhension partagée des défis, des enjeux, des opportunités et des solutions régionales. Il s’agira aussi d’élaborer des recommandations politiques intégrant climat, ressources naturelles et nutritionnelles à soumettre aux décideurs, une déclaration de l’Afrique centrale sur la résilience climatique et enfin, un plan d’action sous-régional de suivi.



















