Le géant énergétique British Petroleum a récemment signé un protocole d’accord avec le ministère gabonais du Pétrole et du Gaz, pour explorer des zones offshores en eaux profondes et ultra-profondes au large du Gabon. Selon les termes de cet accord, il reflète la volonté renouvelée du pays de se lancer dans l’exploration en eaux profondes et devrait permettre d’améliorer la compréhension géologique des bassins hydrocarbures offshore du pays.
Une initiative fortement saluée par la Chambre africaine de l’énergie (AEC), porte-parole du secteur énergétique africain. Elle estime d’ailleurs à cet effet que « cet accord marque une étape importante vers la découverte de nouveaux gisements d’hydrocarbures au Gabon. En outre, il envoie non seulement un message de confiance renouvelée de la communauté internationale dans l’industrie pétrolière et gazière du pays, mais souligne également l’engagement du gouvernement à collaborer avec des partenaires internationaux dans le cadre d’initiatives d’exploration et de production ». Autrement dit, souligne enfin l’AEC, « le lancement de cette campagne par British Petroleum, le message est clair : le Gabon est ouvert et prêt à accueillir des investissements en amont ».
Le protocole d’accord s’inscrit dans l’objectif du gouvernement gabonais, ploté par le ministère du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, de renverser la tendance à la baisse de la production en attirant des investissements dans l’exploration en eaux profondes.
Bien que l’histoire de la production du Gabon s’étende sur plus de cinq décennies, la production des anciens gisements a connu un déclin progressif. Dans le même temps, plus de 72 % de la superficie en eaux profondes du pays reste inexplorée. Ce qui représente une opportunité stratégique pour les investisseurs étrangers.
En réponse, le gouvernement a cherché à encourager l’exploration, dans le but de maintenir la production au-dessus de 220 000 barils par jour (bpj) à moyen terme et, à terme, de la porter à 500 000 bpj, l’exploration en eaux profondes étant un élément central de cette stratégie.
Ce dernier accord réaffirme également l’engagement du gouvernement en faveur de l’exploration offshore et fait suite à plusieurs autres étapes contractuelles franchies en 2025. Dans cette dynamique, le ministère a récemment signé des contrats de partage de production et d’exploration (PSC) avec Pilgrim Exploration Limited, couvrant le bloc Ndjila (G4-269) et le bloc Mpari (G4-270).
Au début du mois dernier, il a également conclu un accord avec ExxonMobil pour l’exploration pétrolière et gazière offshore. Ces développements soutiennent la stratégie plus large du Gabon visant à maintenir sa compétitivité dans un paysage énergétique mondial en mutation.
Les étapes précédentes comprennent des accords conclus en 2024 et 2023. BW Energy a notamment signé des PSC pour l’exploration des blocs Niosi Marin et Guduma Marin, couvrant une période d’exploration de huit ans avec une option de prolongation de deux ans. En collaboration avec son partenaire VAALCO Energy, la société prévoit de forer un puits et de mener une campagne sismique 3D.
BW Energy détient également des participations dans la licence Dussafu, qui comprend 14 puits de production reliés à un FPSO. Parmi les autres acteurs actifs sur le marché, citons Perenco, qui a lancé la découverte Hylia South West en 2024, mettant au jour d’importantes colonnes pétrolifères dans le réservoir océanique de Ntchengue. La société chinoise CNOOC a également lancé des forages exploratoires sur les blocs BC-9 et BCD-10 en 2023.

Avec la Chambre africaine de l’énergie



















