Du 27 au 28 octobre courants, Brazzaville, la capitale de la République du Congo servira de cadre aux travaux du Comité Inter-États (CIE) de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC). selon l’architecture protocolaire, ces assises servent d’étape fondamentale, en prélude à la 44ème Session ordinaire du Conseil des ministres de l’UEAC, prévue le 31 octobre 2025.
La cérémonie d’ouverture de ce Comité inter-États de l’Union économique de l’Afrique centrale, a été présidée par Eric Mbende, président du Comité Inter-État et Directeur général de l’intégration de la République du Congo. Elle a rassemblé les membres du Comité Inter-États, le Vice-président de la Commission de la Commission économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), les Commissaires, ainsi que les premiers responsables des institutions communautaires.
Prenant la parole, le Vice-Président de la Commission de la CEMAC, Charles Assamba Ongodo est revenu sur la projet de budget de l’institution pour l’exercice 2026. Non sans rendre un hommage appuyé aux autorités congolaises, et exprimer sa gratitude au président de la République, Denis Sassou-Nguesso, par ailleurs président en exercice de la Conférence des chefs d’État de la CEMAC pour les facilités accordées.
S’agissant du budget 2026, il oscille entre austérité et l’alerte sur le financement. En effet, l’examen de l’avant-projet de budget de la Communauté pour l’exercice 2026 est l’élément central des travaux du Comité Inter-Etats.
A cet effet, M. Assamba Ongodo a, en effet, ventilé quelques chiffres. Selon lui, « L’avant-projet de budget est équilibré à 85,9 milliards FCFA, soit un montant précis de 85 902 499 189 FCFA », a-t-il déclaré. Avant de préciser « qu’il est en légère hausse de 2,4%, soit 2,67%, par rapport aux prévisions de 2025 ». Ladite hausse, selon lui, est principalement soutenue par les ressources propres de la Communauté et les financements extérieurs, a-t-il précisé.
Dans son mot, le Vice-président de la Commission de la CEMAC a également évoqué la crise financière que traverse la communauté en illustrant la situation par des chiffres éloquents. Ainsi, « Des dotations prévisionnelles de la TCI arrêtées pour le compte de l’exercice 2024 à 54 105 000 000 FCFA, seulement 28 248 724 305 FCFA ont pu être mobilisés, soit 52,21% des prévisions. » s’est-il alarmé.
Rejoignant les préoccupations de la Commission, le président du Comité Inter-État Eric Mbende a interpellé les membres du Comité sur la nécessité d’agir, mettant l’emphase sur le fait que le budget, « repose de plus en plus sur des ressources incertaines et aléatoires ». Et d’ajouter, « Cette situation nous interpelle tous, et nécessite que des mesures vigoureuses et urgentes soient prises par la Commission de la CEMAC pour l’implémentation du nouveau mécanisme de collecte automatique de la TCI et l’apurement des arriérés de TCI dus par les États membres de la CEMAC. ».
D’autres dossiers tout aussi importants tels que : l’examen des comptes rendus des Conseils d’administration et de Direction des institutions spécialisées et des agences d’exécution, ainsi que le rapport de surveillance multilatérale et les grandes orientations de politique économiques, étaient également prescrits à l’ordre du jour.




















