Le ministre d’Etat, en charge de l’Economie et des Finances, Henri Claude OYIMA était cette semaine devant les députés de la Transition pour présenter le Projet de Loi de Finances 2026 (PLF 2026).
Ce projet de budget est placé sous le signe de la refondation économique avec l’ambition de bâtir un modèle orienté vers la performance, en accord avec le projet de société chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le PLF 2026 qui arrête les ressources et les dépenses de l’Etat à 7 233,3 milliards de francs CFA, affiche une augmentation de 5,2 % par rapport au budget de 2025 (6 875,4 milliards FCFA). Il traduit ainsi la volonté d’accroître l’investissement public dans les secteurs porteurs de croissance et prioritaires : énergie et eau, BTP, agro-industrie, éducation, santé etc.
Pour rappel, le PLF pour l’année 2026 a été adopté en Conseil des ministres en septembre 2025. Il s’agit du premier budget de la 5e République. Il est caractérisé par un accent sur les réformes structurelles, la gouvernance et une plus grande transparence.
Comme principales caractéristiques, ce Projet de Loi de Finances pour l’année 2026 est basé sur des orientations précises en matière de souveraineté économique, de réformes et de renforcement de la gouvernance. Ses objectifs de croissance prévoient une croissance économique de 7,9 % en 2026, principalement tirée par l’expansion du secteur non pétrolier.
Quant à la mobilisation des ressources, pour atteindre ses objectifs, le gouvernement prévoit de mobiliser davantage de ressources internes, de supprimer les exonérations fiscales abusives et de rationaliser les subventions.
Par ailleurs, un effort important est mis sur la digitalisation des recettes budgétaires pour 2026, dans le but d’améliorer le contrôle, la traçabilité et la modernisation de la gestion des finances. En matière de dépenses d’investissements, il met l’accent sur les investissements productifs à fort impact social et à effet rapide sur la croissance.
Le contexte macroéconomique qui l’entoure s’appuie sur des hypothèses macroéconomiques prudentes, avec un retour à l’orthodoxie financière dans la gestion des finances publiques. Son processus d’élaboration a impliqué des conférences budgétaires ministérielles, qui se sont déroulées en deux phases en mai et juin 2024, afin de préparer les besoins et les arbitrages budgétaires.



















