L’atonie de la demande et la bonne orientation de l’offre des produits vivriers entraînerait une détente des pressions inflationnistes.
En glissement annuel, le taux d’inflation est redescendu sous la barre des +3 % en avril 2019 (+2,9 %) pour la première fois depuis octobre 2018, et a poursuivi sa modération pour revenir à +1,9 % en fin juin 2019. Cette relative détente des pressions inflationnistes dans la zone est principalement imputable à une contraction de la dynamique des prix au Gabon, en Guinée Equatoriale et au Tchad.
En moyenne annuelle, le taux d’inflation ressortirait à +2,8 % en septembre 2019, contre +1,6 % un an auparavant. Quant à l’inflation en glissement annuel, elle est projetée à +1,2 % en septembre 2019.
Sur la base des données disponibles à fin juin 2019, la situation de l’inflation en moyenne annuelle se présente comme suit : Cameroun (+ 1,9 %), République Centrafricaine (+2,4 %), Congo (+1,3 %), Gabon (+4,6 %), Guinée Equatoriale (+1,9 %) et Tchad (+3,1 %). En glissement annuel, la variation du niveau général des prix dans la CEMAC est revenue de +3,6 % au 31 mars 2019 à +1,9 % à fin juin 2019, contre +2,1 % un an auparavant.
Les performances par pays au 30 juin 2019 ressortent de la manière suivante : Cameroun (+2,6 %), République Centrafricaine (+3,6 %), Congo (+2,1 %), Gabon (+1,1 %), Guinée Equatoriale (-0,4 %) et Tchad (-0,9 %).
L’analyse de l’inflation suivant les contributions des différentes fonctions de consommation montrent que, sur la période sous revue, l’évolution du niveau général des prix a été fortement impulsée par les contributions des composantes : « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles », « meubles, articles de ménage et entretien courant de la maison » et « santé », en dépit du repli de la participation enregistrée pour la fonction « boissons alcoolisées et tabac ».
Ainsi, entre juin 2018 et juin 2019, la contribution de la fonction « logement, eau, gaz et électricité » est passée de +1,0 point à +1,1 point, et celle de la fonction « meubles, articles de ménage et entretien courant de la maison » de +0,0 point à +0,4 point. Sur la même période, les fonctions « santé », et « enseignement » ont participé à hauteur de +0,3 point chacune, après +0,1 chacune en juin 2018.
En revanche, les fonctions « boissons alcoolisées et le tabac », et « produits alimentaires et boissons », ont contribué négativement à hauteur de -0,3 point et -0,1 point respectivement, contre une contribution nulle un an auparavant. La dynamique du niveau général des prix à fin juin 2019 est essentiellement liée aux effets combinés de la modération des prix des biens alimentaires au Congo, en Guinée Equatoriale mais surtout au Tchad.
Cela à cause de certaines rigidités pesant sur l’offre de biens non alimentaires et de services dans la plupart des pays de la CEMAC qui tendent à exercer des pressions inflationnistes et, dans une moindre mesure, du resserrement de la politique monétaire qui exerce des pressions déflationnistes dans l’ensemble de la zone.





























