Le gouvernement gabonais fait feu de tout bois pour donner un coup de boost à l’économie. Quelques jours après le grand Forum organisé par le ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, le microcosme économique et financier du pays ainsi que les partenaires multilatéraux, viennent uns fois de plus, de se réunir pour plancher sur l’économie. C’était à l’occasion de la « Journée de la Finance » organisée, ce 25 juillet 2025 à Libreville par le ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, Chargé de la Lutte contre la Vie chère.
Le principal centre d’intérêt de cette « Journée de la Finance » portait sur la recherche de la stratégie de financement à mettre en œuvre pour assurer une croissance forte. Sa principale spécificité porte sur le fait qu’elle intervient dans un contexte de préparation de la loi de finances 2026 et de l’élaboration du Plan national de croissance et de développement (PNCD).
La Journée de la Finance a réuni les partenaires techniques et financiers, et la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) ainsi que plusieurs membres du gouvernement. A l’instar d’autres tenues bien avant, cette rencontre vient consolider la détermination du gouvernement de relancer la machine économique visiblement grippée. Cela, dans le but d’atteindre à terme le niveau de 10% de croissance à terme. Or, les récentes données de la Banque mondiale tablent sur un taux de croissance de 2,9 % en 2024, contre 2,4 % l’année précédente, et à nouveau 2,4 % entre 2025 et 2027, tirée par les secteurs de l’exploitation minière, du bois et de l’agriculture. Mais en l’absence de réformes économiques solides, la croissance serait insuffisante pour réduire de manière significative la pauvreté, alerte l’institution onusienne qui souligne également que le pays reste confronté à des défis pour créer plus d’emplois et réduire la pauvreté.
Il faut le dire, le gouvernement gabonais n’a de cesse de multiplier les initiatives pour relancer la machine économique visiblement grippée. Selon le ministre de l’Economie, des Finances, Henri-Claude OYIMA, ce challenge requiert un certain nombre de préalables dont la première porte sur la construction d’une économie forte et durable.
Pour ce faire, et conscient de l’enjeu, le membre du gouvernement a souligné l’importance du rôle des partenaires techniques et financiers pour accompagner le Gabon dans la structuration des investissements. Notamment à travers les instruments financiers, les dispositifs incitatifs et les conditions d’accès aux financements.
Ce projet a visiblement reçu l’onction de ces derniers. A l’instar de l’Agence française de développement (AFD), les autres partenaires multilatéraux tels que l’Union européenne, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) et l’Association des professionnels des établissements de crédits du Gabon (APEC) ont manifesté leur intérêt pour être aux côtés du gouvernement pour les accompagner à atteindre les objectifs fixés.
Par ailleurs, quelques jours auparavant, le ministre Henri-Claude OYIMA, a reçu les chefs d’entreprises réunis au sein de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) pour échanger en toute transparence sur les perspectives d’investissements du secteur privé en vue de la préparation de la loi de finances 2026. A l’endroit de ces derniers, a indiqué les principaux accents sur lesquels, le gouvernement entend renforcer son action pour construire une économie forte, durable et partagée pour atteindre un taux de croissance à 10% à terme. Cela, non sans inviter les entreprises à contribuer fortement pour accompagner la transformation économique du pays par la création de richesse, les investissements et la création des emplois.



















